Étude Séralini sur les OGM : la riposte des agences sanitaires était concertée ?

Un Article paru sur www.lyoncapitale.fr le 3 décembre 2012 nous apprend ceci :
En octobre, six agences sanitaires européennes, dont l’EFSA, l’Anses et le HCB, se sont prononcées sur l’étude du professeur Séralini mettant en cause l’innocuité à long terme du maïs transgénique NK603. Toutes ont émis un avis négatif. Six agences indépendantes aboutissant aux mêmes conclusions, le désaveu semblait total. Sauf que ce concert était apparemment préparé, comme le révèle un document découvert par Lyon Capitale.
La bombe médiatique a explosé le 19 septembre. Le professeur Gilles-Éric Séralini et son équipe publient, dans la revue américaine Food and Chemical Toxicology, une étude qui remet en cause l’innocuité et donc l’homologation du maïs génétiquement modifié NK603, un OGM autorisé en Europe.
Le lendemain, en France, une déclaration commune de Stéphane Le Fol (ministre de l’Agriculture), Delphine Batho (Environnement) et Marisol Touraine (Santé) relance le débat sur l’évaluation des OGM. Les ministres saisissent l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) et le Haut Conseil des biotechnologies (HCB), deux instances indépendantes, afin qu’ils donnent un avis et une expertise scientifique sur l’étude Séralini, qui est également envoyée à l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) à fin d’expertise.
Successivement, et à des dates différentes, six agences de sécurité sanitaire européennes ont rendu des conclusions négatives quant à l’étude Séralini.
Mais, à la lecture d’un document que s’est procuré Lyon Capitale, il semblerait qu’une concertation ait eu lieu entre elles en amont,
lors d’une téléconférence organisée par l’EFSA.
Alors, les six agences ont-elles mené leurs expertises en toute indépendance ? Pour Corinne Lepage, qui préside le Criigen (commanditaire de l’étude de Séralini),cette réunion, tenue secrète, est scandaleuse : « Les six agences ont organisé une réplique commune (.) en donnant l’impression que chacune individuellement arrivait aux mêmes conclusions. Ce qui n’est pas honnête. Qu’ils discutent entre eux, pourquoi pas ? À ce moment-là, ils donnent une réponse coordonnée.Au moins, les choses sont claires. Mais ils nous ont fait croire que chacun évaluait de son côté et arrivait au même résultat. Ce n’est pas honnête ! »
Source : http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Actualite/Le-mensuel/Etude-Seralini-sur-les-OGM-la-riposte-des-agences-sanitaires-etait-concertee

Le coût de l'EPR de Flamanville encore revu à la hausse

Article paru dans « le Monde » le 3 décembre 2012 :

« Le groupe énergétique français EDF a annoncé lundi 3 novembre avoir relevé de 2 milliards d’euros son estimation du coût de la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, portée à 8,5 milliards, inflation comprise, en partie à cause des retards subis par le chantier. Les dépenses attendues pour ce réacteur dit de troisième génération, à eau pressurisée, avaient déjà été quasiment doublées l’an dernier, atteignant 6 milliards d’euros, contre 3,3 milliards annoncés en 2005.

Le géant français de l’électricité a, en revanche, maintenu le calendrier de mise en service, tablant toujours sur un démarrage de la production en 2016, soit quatre ans de retard par rapport à la date d’achèvement initialement prévue. Le groupe a expliqué dans un communiqué avoir pris en compte dans cette révision à la hausse l’évolution du design de la chaudière (ou cœur du réacteur), des études d’ingénierie supplémentaire, l’intégration de nouvelles exigences réglementaires, ainsi que des enseignements postérieurs à la catastrophe nucléaire de Fukushima intervenue l’an dernier au Japon.
De plus, il a tenu compte d’« aléas industriels », comme le remplacement des« consoles » (énormes pièces métalliques entourant le bâtiment réacteur, que le groupe a dû remplacer après la détection de défauts) et ses conséquences sur le planning des travaux, qui a dû être réaménagé, ainsi que de « l’impact financier de l’allongement des délais de construction ».
« BRISER LE MYTHE DU NUCLÉAIRE PAS CHER »
La nouvelle d’une hausse des coûts tombe au plus mal pour EDF, alors que le gouvernement socialiste français vient de lancer un débat national sur la transition énergétique, qui doit aider à définir la politique énergétique de la France etproposer des pistes pour réduire de 75 à 50 % la part du nucléaire dans l’électricité à l’horizon 2025. Le groupe s’est vu en outre infliger lundi pour la première fois une amende de 4 000 euros à la suite d’une fuite radioactive dans une centrale à Golfech (sud-ouest).
« Cette annonce enterre la compétitivité de l’EPR face à l’éolien » et « tue aussi la crédibilité de l’EPR à l’export », a déclaré Sophia Majnoni, en charge des questions nucléaires à Greenpeace France. « Voilà qui vient briser le mythe, si cela n’était pas déjà fait, du nucléaire pas cher. Ce sont 8,5 milliards gaspillés et détournés des véritables alternatives. Il faut arrêter les frais et stopper ce chantier qui est absurde », a renchéri auprès de l’AFP Charlotte Mijeon, porte-parole du réseauSortir du nucléaire.
Outre celui de Flamanville, trois autres EPR sont en construction dans le monde, un en Finlande (mise en service prévue en 2014, avec cinq ans de retard), et deux à Taïshan, dans le sud-est de la Chine (entrée en service prévue fin 2013 et fin 2014). »
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/03/le-cout-de-l-epr-de-flamanville-encore-revu-a-la-hausse_1799417_3244.html