Signer nos pétitions
Soutenez la proposition de loi sur l’éducation dehors
Le 12 février sera examinée à l’Assemblée nationale une proposition de loi importante, qui permettrait de favoriser l’éducation des enfants en extérieur.
Son adoption est loin d’être gagnée. Pour augmenter les chances, nous avons besoin de vous : voici un courrier type que nous vous proposons d’envoyer à vos député·es avant cette échéance.
Pour retrouver l’adresse mail de votre député·e, c’est ici.
Nous vous invitons à relayer cette mobilisation auprès de vos collègues, associations, enseignant·es, etc.
Si vous avez des questions sur ce texte, n’hésitez pas à contacter France Nature Environnement : rachel.louiset@fne.asso.fr et morgane.piederriere@fne.asso.fr
Merci !
courrier type pour interpeller votre député.e
Quelques références
- Une vidéo faite par SINE (CINE de Bussierre Strasbourg) sur l’école dehors : https://www.youtube.com/watch?v=QM_7nTbahks
- Pour une école dans la nature – Eau & Rivières de Bretagne
- La santé psychique en manque d’expériences de nature – Santé Publique France
- Recherche-Action Grandir avec la nature – FRENE
- Collectif Tous Dehors
Participez à la consultation publique jusqu’au 6 février : Non à la destruction des haies et de la biodiversité !
Le ministère de la Transition écologique a ouvert jusqu’au 6 février 2026 une consultation publique sur un projet d’arrêté fixant la typologie de haies qui sera utilisée en application du décret qui définit les règles et procédures pour la destruction des haies.
Pourquoi faut-il se mobiliser contre ce projet ?
L’article 37 de la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture prévoit de mettre en place un dispositif réglementaire censé renforcer la préservation des haies et maintenir le linéaire planté.
Un projet de décret, que France Nature Environnement a fortement critiqué, a déjà été soumis à la consultation du public en décembre dernier. Non encore publié au Journal officiel, il crée une déclaration unique préalable pour toutes les demandes de destruction de haies, soumises à un régime déclaration / autorisation en fonction des différents impacts, notamment la destruction d’espèces protégées et de leurs habitats.
Restait à définir une typologie des haies, permettant d’en déduire des grandes catégories d’habitats, et de là, déterminer si la demande de destruction de haies nécessite une demande d’autorisation de dérogation à la protection stricte des espèces, allégée ou standard. C’est l’objet du présent projet d’arrêté.
Cette typologie revêt donc un caractère essentiel pour éviter, réduire puis compenser la destruction des haies. FNE attendait par conséquent une typologie claire et précise permettant de s’assurer que les espèces protégées seront bel et bien prises en compte et qu’elles ne fassent pas les frais de la simplification administrative.
Comment participer à la consultation ?
Rendez-vous avant le 6 février 2026 sur la page de la consultation pour avoir plus d’informations et postez votre commentaire en cliquant sur « Déposer votre commentaire ». Il est important d’indiquer « avis défavorable » dans le titre, et de personnalisez votre réponse en ne faisant pas un simple copier-coller des arguments proposés ci-après, pour que votre réponse soit bien comptabilisée lors de la synthèse de la consultation.
Que dire ?
Nous vous invitons à répondre à la consultation en donnant un avis défavorable à ce projet d’arrêté. Voici quelques arguments que vous pouvez utiliser :
- A ce jour, le public consulté ne connait pas les intentions de l’Etat quant à la prise en compte des nombreuses remarques et réserves adressées dans le cadre de la consultation de décembre dernier sur le projet de décret relatif à la destruction des haies. Il aurait été bienvenu pourtant de disposer a minima de la synthèse de la consultation publique et de l’exposé des motifs de la décision pour vérifier l’adéquation de ce projet d’arrêté avec les dispositions du décret.
- L’avis du Conseil national de protection de la nature sur ce projet d’arrêté aurait été particulièrement éclairant, et ce d’autant plus, que ce dernier avait émis un avis défavorable à la majorité au projet de décret. Or, l’avis de l’instance n’est pas joint à la consultation.
- La note de présentation du projet d’arrêté fait référence à des travaux non publiés de l’Office français de la biodiversité (OFB) et d’une étude naturaliste réalisée par un bureau d’étude spécialisé. Connaissant les lacunes et faiblesses des études uniquement bibliographiques en matière de faune et de flore sauvages, il aurait été très judicieux que le public puisse disposer de l’étude en question. Le protocole retenu pour la recherche des ressources bibliographiques, les ressources consultées, la méthode de compilation des résultats sont des éléments tout aussi importants que les conclusions de l’étude. L’absence de cette étude dans les pièces de la consultation ne permet pas au public de juger de la pertinence de la typologie proposée.
- Il est très surprenant de constater que cette typologie est réduite à à peine trois catégories de haies à l’échelle nationale pour un pays concerné par quatre zones biogéographiques. Elle ne liste aucune espèce protégée. On aurait pu s’attendre a minima à la mention d’espèces protégées représentatives pour chaque type de haies qui permettrait d’emporter un cortège faunistique et floristique à prendre en compte. La simplification tant vantée par l’exécutif atteint visiblement ici ses limites. La diversité du vivant ne se laisse pas facilement enfermer dans des cases à cocher et dans un tableau.
- L’arrêté et la note de présentation n’explicitent pas les conséquences de l’ajout de la mention de « ripisylve » qui, là encore, est une catégorie très réduite. Les haies situées en bordure d’hydrosystèmes peuvent avoir des fonctions particulièrement importantes dans le cycle de l’eau, fonctions qui sont par ailleurs très liées au type de masse d’eau, sols, hydromorphologie et espèces en présence. Là encore la présente typologie ne permet pas de l’apprécier.
- Ce projet d’arrêté crée une insécurité juridique et un risque pénal à l’égard du titulaire de l’autorisation de la destruction de haies en cas d’omission d’espèces protégées. Ne pas soumettre ces autorisations de destruction de haies à un inventaire faune / flore / fonctionnalités écologiques en bonne et due forme conduira forcément à des altérations et destructions d’habitats et de spécimens d’espèces protégées, mais également à des compensations des destructions de haies sous-estimées. L’objectif énoncé dans la note de présentation du décret de « renforcer la préservation des haies» et de « mettre un coup d’arrêt » à la tendance de la perte de linéaire de haie sera totalement raté.
- A l’avenir, les notes de présentation jointe aux consultations du public gagneraient à révéler les vraies intentions de l’exécutif, celles de sacrifier un environnement sain et une biodiversité fonctionnelle pour tout.e.s pour servir les revendications de catégories professionnelles aux visions de court-terme.
Allons plus loin : partagez la mobilisation
Plus nous serons nombreux à nous exprimer contre cet arrêté qui amoindrit la protection d’espèces de faune et de flore sauvages, plus nous aurons de chance d’être entendu.es. N’hésitez pas à mobiliser vos contacts : bouche à oreille, courriel, partage sur les réseaux sociaux… Nous avons jusqu’au 6 février 2026 pour faire pencher la balance !
Règlement européen relatif à la sécurité alimentaire et animale : les ONG demandent le retrait de dispositions sur les pesticides
Une cinquantaine d’organisations de protection de l’environnement, de santé publique, d’agriculteurs et de patients, ont adressé un courrier à la commission européenne et au gouvernement français pour leur demander de ne pas approuver la proposition de règlement européen omnibus sur la sécurité des aliments humaine et animale qui, si elle était adoptée, entraînerait une régression sans précédent du niveau de protection des Européens et de l’environnement contre les effets néfastes des pesticides. Les mesures essentielles contenues dans cette la loi cadre supprimeraient les réévaluations périodiques des substances actives autorisées et empêcheraient la prise en compte des progrès scientifiques indépendants.
Courrier adressé, le 9 décembre 2025, au premier ministre français
« Monsieur le Premier ministre,
Nous, organisations paysannes, de protection de l’environnement, de la santé publique et associations de patients et d’usagers signataires de ce courrier, vous demandons de vous opposer à la proposition de règlement européen omnibus sur la sécurité des aliments présentée par le commissaire Várhelyi. Si elle était adoptée, cette proposition entraînerait une régression sans précédent du niveau de protection des Européens et de l’environnement contre les effets néfastes des pesticides.
Selon nos estimations, si les dispositions de cet omnibus avaient été en vigueur, elles auraient empêché l’identification et l’interdiction d’au moins 31 substances pesticides dangereuses contenues dans des centaines de produits, exposant ainsi agriculteurs, riverains, consommateurs, écosystèmes à leurs effets délétères.
Les habitants en milieu rural agricole sont particulièrement exposés à ces substances, en premier lieu les agriculteurs et leurs familles. Les impacts des pesticides sur la santé humaine, celle des écosystèmes et la biodiversité sont désormais bien établis et les preuves scientifiques vont toutes dans le même sens : notre système actuel de réglementation des pesticides n’est pas suffisamment protecteur. Cette proposition d’omnibus est ainsi une insulte aux travaux des instituts de recherche (INSERM, CNRS, INRAe, IFREMER, IRD) qui font pourtant la fierté de notre pays et le font rayonner.
Face à cette réalité, il est incompréhensible que la proposition de règlement omnibus annonce des autorisations à durée illimitée pour la plupart des pesticides, comme le demande l’industrie agrochimique, et que cette proposition obtienne le soutien de la France.
Aujourd’hui les substances pesticides doivent être réévaluées tous les 10 à 15 ans afin de tenir compte des dernières connaissances scientifiques et des nouvelles exigences en matière de données. Ce système de révision périodique est fondamental pour garantir que les pesticides dangereux soient identifiés et progressivement interdits, afin d’être remplacés par des substances à moindre risque. Cette révision régulière est essentielle à l’efficacité du règlement comme l’a conclu la Commission dans son REFIT du règlement 1107/2009 en 2020. Sans évaluation périodique, des pesticides hautement dangereux tels que le chlorpyrifos, toxique pour le cerveau, le mancozèbe, perturbateur endocrinien, ou les néonicotinoïdes “tueurs d’abeilles” n’auraient pas été interdits ces dernières années.
Cette proposition se place en contradiction avec les décisions de justice récentes. Dans son arrêt Pesticide Action Network Europe du 25 avril 2024 (aff. C-308/22), la Cour européenne de justice rappelait que les évaluations des produits menées par les Etats membres devaient refléter suffisamment l’état actuel des connaissances scientifiques. La proposition supprimerait cette obligation et limiterait l’évaluation des produits par les agences nationales aux connaissances scientifiques disponibles au moment de la demande d’autorisation de la substance active par l’UE. Cette évolution vers moins de science et de rigueur est inacceptable. En effet, de nouvelles données importantes sur la toxicité sont publiées régulièrement, ce qui permet de pallier aux faiblesses du système actuel.
Dans sa proposition, la Commission préconise également des délais de grâce exceptionnellement longs après une interdiction : deux ans pour la vente et un an supplémentaire pour l’utilisation. Cela inciterait les agriculteurs à constituer des stocks et permettrait de continuer à utiliser des substances reconnues comme ayant des effets inacceptables pour la santé ou l’environnement pendant des années.
En outre, si nous reconnaissons que la mise sur le marché des produits de biocontrôle doit être accélérée, nous insistons sur le fait que cette accélération ne doit pas se faire au dépend d’un recul sur l’évaluation des pesticides dangereux d’une évaluation rigoureuse des risques pour les produits de biocontrôle. Nous nous opposons à une autorisation illimitée de ces produits et à l’exemption de l’obligation de tenir un registre de leur utilisation. En effet, les produits de biocontrôle peuvent également avoir un impact sur la santé humaine et l’environnement et doivent faire l’objet d’une surveillance. Enfin, la définition du biocontrôle devrait être modifiée pour indiquer que ces substances devraient avoir une structure « identique » à celle que l’on trouve dans la nature. En effet, le terme « similaire » prévu dans le projet de règlement ouvre la voie à des abus et à une insécurité juridique. De plus, cette définition devrait exclure explicitement les organismes et produits issus des biotechnologies.
Alors que l’intention initiale de la révision du règlement (CE) n°1107/2009 sur les pesticides était de faciliter l’accès aux marchés pour les produits de biocontrôle, la proposition actuelle sert de « cheval de Troie » pour abaisser les normes de sécurité pour tous les pesticides, y compris les plus dangereux, et réduire les coûts pour l’industrie au détriment de la protection de la santé des citoyens et de l’environnement.
La proposition de règlement omnibus prévoit aussi une diminution du niveau de protection de la santé et de l’environnement vis à vis des produits biocides, en proposant de réviser le règlement (UE) n°528/2012 et d’accorder, à l’instar des pesticides, des autorisations à durée illimitée pour les biocides. Il est intolérable de faciliter et prolonger indéfiniment la mise sur le marché de ces produits dangereux, dont certains sont utilisés par des particuliers à leur domicile, et qui peuvent fortement exposer des personnes vulnérables comme les enfants et femmes enceintes.
Les citoyens demandent davantage de protection contre les pesticides, et non moins. Pour ce faire, il est essentiel d’allouer plus de moyens humains et financiers aux agences sanitaires afin qu’elles puissent évaluer de façon complète et en tenant compte de toute la science disponible, l’ensemble des pesticides et biocides.
Cette proposition, en plus de menacer notre santé et notre environnement, est à contre-courant des préoccupations citoyennes. Cet été, plus de 2 millions de citoyens signaient la pétition “Non à la Loi Duplomb” contre la réintroduction des néonicotinoïdes en France. Le 1er décembre, ce sont 114 organisations françaises qui ont appelé au retrait de la proposition de règlement.
Nous, représentants de la société civile dans sa diversité, vous demandons d’utiliser tous les moyens en votre pouvoir pour vous opposer à ce projet d’omnibus sur la sécurité des aliments. »
Voir la lettre au 1er ministre et la liste des signataires
Courrier adressé à la commission européenne
Ce courrier co-signé par de nombreuses ONG a été adressé le 15 décembre 2025, à la Commission européenne concernant ce nouveau projet de simplification (Omnibus européen). vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous, la traduction en français faite par Google
Courrier adressé à la commission européenne
Pétition : Non à la dérégulation des pesticides !
Cette pétition au Gouvernement français, à la Commission européenne et aux eurodéputés pour stopper la dérégulation des pesticides, a été initiée par l’association Pollinis
Signer la pétition contre la dérégulation sur les pesticides
Le Collectif Renard Grand Est demande le retrait du renard roux de la liste des Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts (ESOD) pour la période 2026-2029
Dans un communiqué de presse du 12 novembre 2025, le Collectif Renard Grand Est (dont fait partie Alsace Nature) demande le retrait du renard roux de la liste des Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts (ESOD) pour la période 2026-2029.
« En cette fin d’année, dans toutes les préfectures de France, le sort des espèces classées ESOD (anciennement « nuisibles »), est débattu.
Au sein de commissions déséquilibrées dans leur composition, les propositions de classement sont examinées, puis validées par le préfet avant d’être transmises au ministère, à qui revient la signature de l’arrêté triennal. Depuis la création de ce statut controversé en 1988, le renard roux figure sur cette liste dans la quasi-totalité des départements français.
Pourtant, aucune preuve scientifique objective ne justifie sa destruction acharnée. Celle-ci n’a jamais permis d’obtenir les effets avancés par ses demandeurs (chasseurs et piégeurs notamment). Pire, elle peut entraîner des effets contre productifs sur les populations de renards, perturber les équilibres écologiques et accroître certains risques sanitaires, au lieu de les réduire.
Depuis près de dix ans, le Collectif Renard Grand Est s’appuie sur des études scientifiques et des retours d’expérience solides pour sensibiliser le public à la nécessité de préserver ce petit carnivore et alerter les services de l’État sur l’incohérence de sa persécution.
De récentes recherches viennent aujourd’hui encore renforcer cet appel à une prise de décision responsable et éclairée.
Par ailleurs, les services écosystémiques rendus par l’espèce, qu’il s’agisse de sa fonction de prédation sur les rongeurs, de sa contribution à la dissémination des graines sauvages ou encore de son rôle d’équarrisseur naturel, ne peuvent plus être ignorés.
Ce lundi 10 novembre, les 68 organisations de protection de la nature agissant dans le Grand Est composant ce tissu inter-associatif, ont cosigné et adressé une lettre aux 10 préfets de la grande région et au Ministère de transition écologique. Elles y demandent de tenir compte des connaissances scientifiques les plus récentes et de ne pas proposer le renard roux, ni les petits prédateurs autochtones sur la liste des espèces ESOD. »
Une lettre a également été adressée aux préfets dans le même sens, et rappelant les études scientifiques qui montre le rôle important des renards dans les équilibres écosystémiques.
[Communiqué de presse] Europa Vallée : la transparence n’est pas une option
Communiqué commun d’Alsace nature, La LPO Alsace et le Conservatoire des Espaces Naturels d’Alsace (CEN Alsace) – le 7 novembre 2025
« L’article publié par Rue89 Strasbourg le 7 novembre 2025*, révélant le contenu d’une réunion confidentielle tenue le 7 juillet 2025 sur le projet Europa Vallée, confirme ce que notre association observe depuis plusieurs années : le projet n’a jamais été abandonné, malgré les affirmations répétées de plusieurs responsables publics.
Depuis 2021, les associations suivent de près toutes les étapes de « concertation » autour d’un projet de territoire qui dessinait déjà les prémices d’un tremplin pour ce projet. Nous avons alerté à plusieurs reprises sur la nécessité d’une information complète et transparente du public. Les documents rendus publics aujourd’hui démontrent que les échanges entre l’État, ses services, les élus locaux et les personnels des collectivités, au service d’un promoteur privé se sont poursuivis à huis clos, sans concertation ni communication auprès des citoyens.
À quelques mois des élections municipales, le choix du secret interroge.
Cette confidentialité assumée traduit une volonté d’éviter le débat démocratique et d’écarter les habitants des décisions qui concernent directement leur cadre de vie et l’avenir de leur territoire.
Nous rappelons que les zones concernées par le projet Europa Vallée sont situées au cœur des rieds d’Alsace, de la forêt rhénane, des milieux naturels exceptionnels abritant une biodiversité remarquable, notamment le courlis cendré, espèce protégée et emblématique de nos plaines.
Ces espaces constituent une richesse écologique, paysagère et culturelle qu’il est de notre devoir collectif de préserver.
Face à ces manœuvres opaques, nos associations appellent les citoyennes et citoyens à se rassembler pour défendre les rieds et les forêts rhénanes, protéger la faune et la flore qui y vivent, et exiger que toute décision d’aménagement soit prise dans la transparence et le respect du vivant.
Nous réaffirmons notre détermination à faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts privés.
L’avenir de nos territoires ne peut se construire dans le secret, ni au détriment du patrimoine naturel qui fait leur identité. «
Michèle GROSJEAN – Présidente d’Alsace Nature
Yves MULLER – Président de la LPO Alsace
Frédéric DECK – Président du CEN Alsace
[enquête publique] Mise en compatibilité du PLU d’Issenheim, demande d’autorisation environnementale et réalisation de la ZAC Daweid
Jusqu’au 21 novembre, une Enquête Publique est ouverte pour la mise en compatibilité du PLU d’Issenheim, la demande d’autorisation environnementale et la réalisation de la ZAC Daweid sur 27 ha de bonnes terres agricoles à Issenheim
Voir le dossier d’enquête publique
Nous vous invitons à donner votre avis et ainsi tenter d’empêcher la concrétisation de ce projet irresponsable d’artificialisation de terres fertiles, dont 10 ha de zones humides, qui s’inscrit dans le déni de l’urgence climatique et qui serait dévastateur pour l’entrée du Florival.
Alors que plusieurs jeunes maraîchers sont désespérément en recherche de terres cultivables, notre Communauté de Communes persévère dans son projet d’urbanisation outrancière de notre entrée de vallée, au mépris des espaces naturels, des zones inondables et des paysages, préférant générer de nouvelles nuisances et pollutions en marge du cours du Rimbach et sur des sols à moins d’un mètre à l’aplomb de la nappe phréatique.
En participant à l’enquête publique « ZAC Daweid », vous pouvez agir pour le bon sens et défendre l’intérêt général, le Vivant et l’avenir des Générations Futures.
- Non à l’artificialisation des sols
- Non à la dépendance alimentaire
- Non à la confiscation de l’eau
- Non au dérangement d’espèces protégées
- Non à la défiguration du paysage
- Non à l’encombrement de l’entrée de vallée
- Non à la destruction de zones humides
- Non aux fausses promesses d’emplois
- Non au prétexte fallacieux de la démographie
- Oui aux alternatives vertueuses?
Consultez les arguments sur le site du collectif Alternatives Daweid
Attention ! Merci de ne pas faire de copié-collé, présentez vos arguments personnalisés (sinon, ils en seront pas pris en compte).
Grippe aviaire : précautions à prendre lors de vos sorties de terrain
Pour information destinée aux naturalistes de terrain et spécifiquement à celles et ceux qui fréquentent les zones humides.
Les détections d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP), autrement appelée « grippe aviaire », se multiplient en France (et dans les autres pays Européens) chez les oiseaux sauvages et les oiseaux d’élevage. Depuis plusieurs jours, la France est de nouveau au niveau d’alerte « élevé ».
Compte tenu de la situation, nous appelons à votre vigilance pour éviter de contaminer les différents sites dans lesquels vous vous rendez.
Ainsi, si vous observez dans des zones à risque (c’est à dire aux abords des zones humides), il est important de changer vos chaussures de terrain avant de remonter dans vos voitures et de nettoyer/désinfecter les semelles à votre retour chez vous et avant de les ranger. Si vous deviez enchainer plusieurs endroits différents d’affilés, n’hésitez pas à désinfecter les semelles entre chaque site.
Par ailleurs, les autorités sanitaires recommandent de contacter les services de l’OFB en cas de découverte de cadavres d’animaux sauvages de la liste des espèces à risque, et ce à partir de 1 cadavre observé.
* Liste des espèces à risque :
– Oiseaux d’eau douce des familles Anatidés (cygnes, canards…), Laridés (mouettes, goélands), Rallidés (poule d’eau, foulque), Ardéidés, Podicipédidés,…
– Rapaces diurnes, consommateurs d’oiseaux d’eau, de la famille des Accipitridés (buses, busards, milans,…) ou Faucon pèlerin.
Voilà les contacts pour les cadavres uniquement :
– Bas-Rhin : Guillaume DUTT, SAGIR : 06 17 11 41 47 / siège : 03 88 70 48 59
– Haut-Rhin : Sébastien MUTEL, SAGIR : 06 20 78 58 46 / siège : 03 89 33 90 03
Pour les animaux vivants des espèces de la liste qui présentent des signes cliniques similaires à l’IAHP (= moribond, ne tient pas sur ses pattes) ATTENTION A BIEN FAIRE PRECISER LE LIEU DE DECOUVERTE ET LES CIRCONSTANCES car une ‘buse collision voiture’ aura des troubles neurologiques, donc confusion aisée dans les symptômes, idem pour ‘Épervier collision baie vitrée’, etc) :
- les découvreurs sont invités à contacter les centres de soins pour être conseillés sur la conduite à tenir et sur le virus afin que tous soient conscients de la situation et des enjeux sanitaires y compris pour les animaux élevages et animaux domestiques.
- ne pas manipuler l’animal, ni le transporter, ni le déplacer
- si manipulation de l’animal avant d’appeler : faire replacer l’animal dans un endroit calme et à l’abri, bien javéliser toutes les surfaces ayant été en contact.
Voilà les contacts des centres de soins en Alsace (laisser un message sur le répondeur avec vos coordonnées, espèce concernée, circonstances & lieu de découverte, commune) :
– LPO Alsace 03 88 22 07 35
– GORNA 03 88 01 48 00
Merci pour votre vigilance en faveur de la faune sauvage
Belles observations à vous.
L’équipe de la LPO Alsace
[Mobilisation] pour le maintien des trains de nuit vers Berlin et Vienne
Pour protester contre la suppression prévue des trains de nuit Paris-Vienne et Paris-Berlin à compter du 14 décembre prochain, un rassemblement est organisé le
Jeudi 13 novembre 2025 à 12h00, place de la gare à Strasbourg
Venez nombreux et faites passer le message !
Le 28 octobre, les députés de la commission du développement durable à l’Assemblée nationale ont adopté un amendement rétablissant la subvention de 5 millions d’euros pour les trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne, qui laisse espérer un retour du service dans le courant de l’année 2026. Cependant, il est important de maintenir la pression pour que le gouvernement revienne sur sa décision de supprimer ces trains de nuit.
Vous pouvez également signer et partager la pétition en ligne
+d’INFOS sur les MOBILISATIONS
[Mobilisation] 11 octobre : « Ça ne tient plus », la grande mobilisation nationale des associations
De nombreuses associations sont à bout de souffle : restrictions budgétaires, complexité administrative, remise en cause de leur capacité d’interpellation, augmentation des besoins, fragilisation des bénévoles comme des salariés… Cette situation menace leur rôle essentiel pour l’équilibre social et démocratique.
Le Mouvement Associatif, porte-parole du secteur, lance un appel à la mobilisation le 11 octobre intitulé « Ça ne tient plus », afin de défendre l’existence et l’impact des associations sur la société.
Samedi 11 octobre 2025 dans toute la France !
A STRASBOURG, rassemblement à 15H Place de la République !
Nous sommes 20 millions de bénévoles, 1,8 million de salariés.
Nous nous engageons dans nos associations pour permettre à 67 millions de Françaises et de Français d’accéder aux soins, au sport, à l’éducation, à la culture, aux droits.
Nous permettons au plus grand nombre de partir en vacances,nous luttons contre la précarité, contre l’isolement, nous défendons l’environnement etc.
Nous sommes partout et agissons dans tous les territoires, du premier au dernier kilomètre dans toutes les sphères du quotidien.
Et pourtant, nous traversons une crise sans précédent !
Θ Baisse de financements
Θ Précarité croissante et augmentation des besoins
Θ Dégradation des conditions et risque de disparition
Alors même qu’affaiblir les associations n’a pas de sens !
♥ Elles changent concrètement la vie des gens
♥ Elles offrent du pouvoir d’agir et renforcent les liens sociaux
♥ Elles sont un remède à la crise démocratique que nous traversons
« Notre tissu associatif est quelque chose de merveilleux,
un bien commun qui nous rend fiers et qui ne doit pas être sacrifié par les coupes budgétaires. »
Le 11 octobre : Mobilisation générale pour soutenir le tissu associatif, parce que ça ne tient plus !
En savoir + sur la mobilisation nationale
Pour voir les autres mobilisations en France et en Alsace
[Communiqué de presse] Préserver le patrimoine du Ried ou le condamner pour EuropaVallée ? Il est encore temps de choisir.
Quand les associations de protection de la nature réaffirment leur opposition ferme contre toute artificialisation des Rieds du Centre-Alsace
Depuis 2018, Alsace Nature alerte sur les dangers du projet EuropaVallée, porté par la famille Mack (Europa Park), et qui revient aujourd’hui dans l’actualité. Derrière les slogans d’un développement « en harmonie avec la nature », ce projet d’infrastructures lourdes et d’hôtels n’est rien d’autre qu’un plan d’artificialisation massive des zones naturelles, agricoles et humides du Ried. Il est impossible de concilier ce projet avec la préservation des écosystèmes rhénans.
Nous, associations de protection de la nature, réaffirmons notre opposition ferme à toute nouvelle destruction des milieux naturels en Centre-Alsace. Si la volonté de la famille Mack est réellement de « faire avec la nature », alors il n’y a qu’une chose à faire : laisser ces espaces tranquilles, préserver ce qui reste, arrêter de vouloir les transformer.
Car c’est bien là que se joue un enjeu crucial : les Rieds du Centre-Alsace, avec leurs prairies inondables et leurs forêts alluviales rhénanes, constituent un patrimoine naturel d’une valeur inestimable. Ces habitats, essentiels à la biodiversité, sont les derniers refuges du Courlis cendré, oiseau emblématique dont la population a dramatiquement chuté. Face à cette situation dramatique, l’opération « Courlis, revient », lancée au printemps dernier, a rassemblé plusieurs centaines de personnes, élus compris, venues manifester leur attachement à ces paysages et à cette espèce menacée. Cette mobilisation citoyenne a montré combien nos concitoyens sont sensibles à la sauvegarde des Rieds et à la beauté fragile qu’ils abritent.
L’ironie de la situation est cruelle : alors que des zones entières ont été sanctuarisées de l’autre côté du Rhin pour permettre au Courlis de survivre, c’est une entreprise allemande qui envisage aujourd’hui de détruire ses dernières terres françaises.
Soyons clairs : EuropaVallée et préservation des habitats du Courlis ne peuvent pas coexister. Le premier condamnerait les seconds. L’artificialisation de ces milieux signerait l’arrêt de mort des dernières prairies à Courlis en Alsace, alors même que nous essayons d’offrir une ultime chance à cette espèce. Nous en appelons donc au bon sens et à la responsabilité des élu·es, qu’ils ne s’y trompent pas sur ce projet dévastateur. Protéger la nature ne consiste pas à verdir des projets de béton, mais à préserver et reconquérir ce qui reste, avec respect, humilité et vigilance. Puisque la famille Mack appelle à la volonté politique des élus français, nous associations de citoyens, vous demandons de choisir de protéger les Rieds, d’accompagner les agriculteurs qui les entretiennent, et de garantir à nos enfants que ce patrimoine naturel unique pourra encore vivre demain.
Yves Muller – Président de la LPO Alsace
Frédéric Deck – Président du Conservatoire d’Espaces Naturels d’Alsace
Michèle Grosjean – Présidente d’Alsace Nature
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