Nos partenaires, l’Association régionale du BUND (Alliance pour l’environnement et la protection de la nature) du Bade-Wurtemberg et l’association régionale du NABU (Association pour la protection de la nature) du Bade-Wurtemberg, ont mis en ligne une pétition demandant au gouvernement régional de retirer le « règlement du gouvernement régional relatif à la protection contre les nuisances causées par les castors (règlement sur les castors – BiberVO) », publié le 20 janvier 2026.

Alsace Nature soutient leur initiative et vous invite à signer cette pétition. 

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Les signataires s’engagent en faveur d’une gestion intelligente des castors plutôt que de leur abattage inutile et exigent des solutions efficaces :

  • Renforcer les cours d’eau et les zones alluviales proches de l’état naturel et empêcher les interventions architecturales et l’exploitation intensive à proximité des berges. Au lieu de cela, appliquer de manière cohérente la bande riveraine obligatoire de 10 mètres.
  • Renforcer les moyens humains et financiers de la gestion établie des castors avec ses solutions à long terme et appliquer de manière cohérente ses instruments, tels que la protection des arbres avec des cages métalliques ou l’utilisation de clôtures électriques.
  • Accepter le castor comme une espèce indigène et reconnaître ses contributions positives pour la nature et les humains, au lieu de se concentrer sur quelques conflits.

Jusqu’à présent, l’abattage des quelque 12 400 castors du Bade-Wurtemberg n’est possible qu’avec des dérogations individuelles, car cette espèce clé importante est strictement protégée par la loi fédérale sur la protection de la nature et la directive européenne « Habitats » (directive FFH).

 

Autorisation de tir

Cela devrait désormais changer : le « règlement relatif à la protection contre les nuisances causées par les castors » (BiberVO) publié le 20 janvier 2026 vise à faciliter l’abattage ciblé des castors par le biais d’une « décision générale ». Concrètement, cela signifie qu’une décision générale permettra de définir les conditions dans lesquelles il sera possible d’abattre des castors dans des cours d’eau, des tronçons routiers et d’autres zones sans autorisation individuelle au titre de la législation sur la protection des espèces.

 

Critiques virulentes des associations environnementales

Les associations environnementales BUND et NABU critiquent l’orientation totalement erronée de ce règlement. Elles formulent cinq critiques principales :

  1. Recul en matière de protection de la nature, des espèces et du climat

Le castor est une espèce clé qui a des effets positifs considérables sur l’écologie aquatique, la biodiversité, la protection naturelle du climat et l’adaptation au changement climatique. Compte tenu de la situation critique dans ces domaines, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour préserver les habitats des castors. Le castor est considéré comme l’ingénieur civil des cours d’eau et travaille sans relâche à l’amélioration de son habitat, et donc de celui d’innombrables autres espèces animales. Le castor a besoin d’espace pour accomplir son travail, qui nous aide tous.

  1. Abattre les castors ne sert à rien.

Tuer les castors ne fait qu’apaiser les conflits à court terme, car les territoires libérés sont rapidement réoccupés par de nouveaux castors. L’abattage des castors devient ainsi une tâche permanente pour les chasseurs, comme on le voit en Bavière. L’abattage n’est donc pas une solution durable. La gestion des castors, qui fonctionne bien dans le Land, privilégie plutôt des mesures préventives et des solutions pratiques sans abattage.

  1. Menace pour la gestion des castors

Le règlement complique le travail des « conseillers castors » bénévoles sur le terrain, car il promet une solution illusoire à court terme grâce à un abattage supposé simple et rend difficile l’acceptation de solutions durables. Beaucoup de bénévoles envisagent de mettre fin à leur engagement par frustration face à ce règlement. Cela met en péril la gestion efficace des castors dans le Land.

  1. Insécurité juridique et illégalité prévisible

Le règlement reste si vague à de nombreux égards que, dans sa forme actuelle, il entraîne, selon les associations de protection de la nature, une insécurité juridique considérable. En effet, les dérogations à la législation sur la protection des espèces doivent toujours être clairement justifiées, proportionnées et examinées au cas par cas. L’instrument prévu de la décision générale, en revanche, ne peut être formulé de manière juridiquement sûre et confronte les autorités inférieures chargées de la protection de la nature à une tâche pratiquement insoluble. Quiconque procède à des abattages en se fondant sur le règlement sur les castors peut en être tenu personnellement responsable et, dans le pire des cas, faire l’objet de poursuites pénales devant les tribunaux. Ce n’est qu’en août 2025 qu’une décision générale similaire a été annulée en Bavière par le tribunal administratif local. Résultat : encore plus de bureaucratie.

  1. Nouvelles structures bureaucratiques

Le règlement sur les castors ne réduit pas la bureaucratie, mais la renforce et transfère la responsabilité aux autorités inférieures chargées de la protection de la nature, qui doivent alors faire face à des incertitudes juridiques.

Conclusion : renforcer la gestion des castors !

Les signataires se rallient aux revendications du BUND et du NABU et demandent au gouvernement régional de retirer rapidement le règlement sur les castors et de renforcer et développer à la place la gestion établie des castors dans le Land.

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

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