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Sécheresse : pour faire bouger les choses, faisons pression, agissons !

Sécheresse : pour faire bouger les choses, faisons pression, agissons !

Les chaleurs et la sécheresse que connait à ce jour notre territoire nous impactent et touchent de plein fouet la nature, la faune et la flore. Les oiseaux, mammifères, insectes sont en quête d’eau et de nourriture pour survivre.

 

Les différents arrêtés préfectoraux fixent le cadre et les niveaux de restrictions sur les différentes zones des bassins versants, des Rieds et du Rhin, en fonction des relevés hydrologiques.

situation des niveaux de sécheresse dans le bas-Rhin actualisée (site Bas-Rhin.gouv)

Arrêté de restriction des usages de l’eau – Bas-Rhin – 5 août 2026

situation des niveaux de sécheresse dans le Haut-Rhin actualisée et arrêtés préfectoraux de restriction des usages de l’eau

 

Plusieurs secteurs géographiques sont à ce jour en Alsace au seuil de « CRISE ».

Depuis de nombreuses années ALSACE NATURE dénonce l’absence d’anticipation pour réduire les consommations d’eau et réclame une politique plus ambitieuse pour prévenir notamment ces cas extrêmes. Une action juridique est en cours.

Lors des réunions des Comités de Ressources en Eau nous rappelons, et avec d’autres acteurs, la stricte nécessité de réduire et mieux gérer l’arrosage des champs de maïs qui n’est pas une production pour la sécurité alimentaire.  Les conséquences sur la nappe et les rivières sont connues par tous. Il convient de privilégier les producteurs de cultures maraichères, les arboriculteurs pour la consommation locale. Une réforme de la gestion des ressources en eau est nécessaire, faisons pression, des choix sont à faire pour privilégier les habitants des territoires et la biodiversité.

 

Pour faire bouger les choses, collectivement, agissons ! 

Plus que jamais soyons vigilants, n’hésitez pas à :

  • questionner l’administration et les élus,
  • signaler sur SENTINELLE DE LA NATURE les abus et dégradations que vous constatez,

SOYONS ACTEURS !

 

Pour aller plus loin : 

Eau et irrigation : « Ce n’est pas un gain de cinq euros sur un hectare de maïs qui peut sauver une agriculture menacée par un système difficilement soutenable »

REVUE DE PRESSE

Reporterre, le 07/08/2026 : https://reporterre.net/La-grande-soif-les-chiffres-d-une-secheresse-historique

Rue89 Strasbourg, le 30/07/2026 : https://www.rue89strasbourg.com/ried-monoculture-mais-asseche-nappe-phreatique-niveaux-alarmants-393620

DNA, le 19/07/2026 : https://c.dna.fr/economie/2026/07/18/canicule-et-arrosage-les-critiques-continuent-a-pleuvoir-sur-le-mais-la-nappe-c-est-un-peu-open-bar

 

 

 

Le projet de Via Ferrata au Tanet officiellement abandonné

Le projet de Via Ferrata au Tanet officiellement abandonné

Lors d’une récente réunion du syndicat mixte des stations de la Vallée de Munster, le Préfet du Haut-Rhin a confirmé l’abandon officiel du projet de Via Ferrata sur le site du Tanet. Alsace Nature se réjouit de cette décision de l’Etat qui a su aller dans le sens de l’intérêt général, et qui fait suite à 18 ans de mobilisation associative pour convaincre de l’inadéquation d’un tel projet avec l’évolution climatique et la préservation de ce site naturel fragile.

 

Le site du Tanet est un cirque glaciaire emblématique du Haut-Rhin, situé au pied de la Réserve naturelle nationale du Tanet – Gazon du Faing et du site Natura 2000, au sein d’une zone “Quiétude attitude” du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. C’est un refuge pour nombre d’espèces menacées comme le Grand Tétras, le Lynx boréal, mais aussi des chiroptères ou des oiseaux qui profitent des parois rocheuses, de la flore et des milieux naturels qui s’y trouvent.

Malgré un rejet préfectoral en 2015, des élus de la vallée avaient essayé par trois tentatives de relancer le projet. Le dernier avis de l’Autorité environnementale (mai 2025) avait pointé de nombreuses insuffisances : absence d’analyse d’alternatives, pas d’avis du CSRPN, faibles garanties sur le suivi ou la compensation écologique…

Alsace Nature avait à chaque tentative, alerté sur les impacts négatifs qu’aurait un tel projet sur les habitats naturels et les espèces, et avait défendu au sein du comité de massif, un tourisme plus respectueux de la nature et l’environnement.

Nous avions accueilli positivement l’arrêt du ski alpin sur ce site depuis 2 ans, mais continué d’alerter sur le piège de la fragmentation écologique, lié à une série de micro-projets touristiques dans les Vosges. 

 

Selon un article paru dans les DNA ce 22 juillet 2026 et intitulé « Vallée de Munster Les élus prévoient un plan nature pour le Tanet », la présidente du syndicat mixte, Monique Martin a affirmé que face aux nouveaux enjeux climatiques, « l’objectif est clair » pour « préserver l’activité économique de nos vallées et proposer une montagne vivante, accessible et durable ». Un programme d’investissement de 585 000 euros, hors subventions, est prévu sur les quatre sites de la vallée, essentiellement pour accompagner la transition du Tanet après l’arrêt du ski alpin il y a 2 ans.

Cyril Braesch, directeur du syndicat mixte y évoque « la prise en compte des enjeux à la fois naturalistes et économiques, et une « complémentarité avec les autres stations » et précise que le Tanet est voué à devenir une « station tournée vers la nature », avec le démantèlement des remontées mécaniques, envisagé en 2027, l’aménagement de sentiers structurants pour valoriser l’activité pédestre (passerelles, empierrement, gestion du ruissellement), le renforcement de la signalétique, la réorganisation du cheminement vers le lac Vert, la valorisation du bâtiment d’accueil…

 

Nous saluons cette décision qui, dans le contexte climatique actuel, va dans le sens de l’intérêt général.

 

 

REVUE DE PRESSE

 

 

STOP aux décharges illégales

STOP aux décharges illégales

Sentinelles de la Nature, vous connaissez ?

C’est un dispositif de veille environnementale porté par notre fédération France Nature Environnement, auquel Alsace Nature contribue. Très simple d’utilisation, il s’agit d’une carte interactive qui permet de signaler des atteintes à l’environnement ou des initiatives favorables.

Vous le savez mieux que personne : sur le terrain, les décharges sauvages de grande ampleur dégradent nos territoires et nous font souvent nous sentir impuissants. Et si, pour la première fois, nous unissions nos forces à l’échelle nationale pour inverser la tendance ?

Vous êtes intéressés par cette campagne ?
Alors, remplissez notre formulaire !

Si vous souhaitez recevoir davantage d’informations sur les actions locales, les groupes d’action, les formations, ou tout simplement participer en signalant des décharges sauvages, inscrivez-vous en remplissant le formulaire ci-dessous.

 

Campagne Décharges illégales
NOM et Prénom
NOM et Prénom

 

 

 

PRESSE – Le loup, la clé de voûte de l’équilibre naturel

PRESSE – Le loup, la clé de voûte de l’équilibre naturel

Lorsque que l’on évoque le Loup, le débat se concentre fréquemment sur les conflits qu’il suscite : la prédation, les dégâts sur les animaux domestiques, les attaques sur les troupeaux et les difficultés rencontrées par les éleveurs. Cependant, se limiter à cette seule dimension conduit à oublier son rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes et dans la préservation de la biodiversité. Cela peut paraître paradoxal, mais en prélevant certains animaux sauvages, le loup contribue en réalité à préserver l’ensemble de l’écosystème. Comme beaucoup de grands prédateurs, il régule les populations et favorise ainsi la diversité des milieux naturels. De ce fait, le retour naturel du loup constitue une chance pour nos milieux naturels.

Notre fédération reconnaît toutefois pleinement les difficultés socio-économiques, humaines et psychologiques que peuvent subir les éleveurs confrontés à la prédation. C’est pourquoi elle défend la mise en place de mesures d’accompagnement efficaces qui permettent de prévenir au mieux les dégâts sur les animaux domestiques et de soutenir les éleveurs concernés.

Dans un écosystème, chaque espèce remplit une fonction. Comme une pierre qui manque à un édifice, l’absence d’une espèce dans un milieu naturel perturbe et fragilise son fonctionnement. Le loup est ainsi considéré par les scientifiques comme une « espèce clé de voûte », c’est-à-dire une espèce dont la présence influence positivement le fonctionnement de tout un écosystème. Son retour contribue à restaurer des équilibres naturels qui avaient été profondément modifiés par sa disparition.

Alsace Nature regrette que certaines prises de positions publiques entretiennent des idées reçues ou utilisent des termes qui ne correspondent pas à la réalité biologique de l’espèce. Il est scientifiquement inexact de parler de « prolifération » pour cette espèce. Au contraire, sa population ne connaît pas de croissance incontrôlée : elle est naturellement limitée par la disponibilité des territoires, des ressources alimentaires et les interactions entre les individus afin de maintenir un équilibre. Il est tout aussi abusif de parler de « meute » lorsqu’il s’agit de deux jeunes mâles en dispersion, c’est-à-dire d’animaux qui ont quitté leur groupe familial à la recherche d’un territoire.

La présence des loups et plus généralement celle des grands carnivores (Loup, Lynx) contribue à stabiliser les populations d’ongulés sauvages (cerfs, chevreuils, sangliers), ce qui est bénéfique pour les forêts. Inversement, certaines pratiques de chasse tendent à maintenir artificiellement des densités élevées de ces « gibiers » afin de répondre aux objectifs de chasse, ce qui se traduit par une forte pression sur la flore et compromet la régénération naturelle des forêts. Lorsque les populations d’ongulés deviennent trop importantes, les jeunes arbres sont fortement broutés, ce qui empêche le renouvellement naturel de la forêt et appauvrit la biodiversité. C’est un phénomène très largement répandu en Alsace et qui couplé à la fragilité des arbres devant le réchauffement climatique et la sécheresse, apparaît comme une catastrophe dans un avenir très proche, pour le milieu forestier.

Complémentaire à la régulation par la chasse, le retour des grands carnivores devrait être perçu comme un allié pour nos forêts. En effet, leur simple présence modifie le comportement des ongulés, qui se déplacent davantage, restent moins longtemps dans les mêmes secteurs et exercent ainsi une pression moins forte sur la végétation. Les loups et les lynx prélèvent également en priorité des individus affaiblis, malades ou vulnérables, contribuant ainsi au bon état sanitaire des populations sauvages.

Loin d’être un problème pour les écosystèmes, le loup et le lynx sont donc des alliés précieux pour des forêts plus résilientes, une biodiversité plus riche et des équilibres naturels retrouvés (gratuitement !).

PRESSE Droit de réponse – Menaces contre les exploitants du Lang Parc : Alsace Nature condamne tout acte d’intimidation et dénonce un amalgame regrettable

PRESSE Droit de réponse – Menaces contre les exploitants du Lang Parc : Alsace Nature condamne tout acte d’intimidation et dénonce un amalgame regrettable

C/ Photo Franck Delhomme-DNA

 

Le 10 juillet 2026

Communiqué 

Alsace Nature condamne avec la plus grande fermeté les menaces et les actes d’intimidation qui auraient été adressés aux exploitants du Lang Parc de Wangenbourg-Engenthal. Aucune divergence de vue sur un projet d’aménagement ne saurait justifier des propos menaçants ou des comportements de harcèlement. Ces agissements sont inacceptables et doivent être traités comme tels.

En revanche, nous regrettons vivement la présentation retenue dans l’article publié par les Dernières Nouvelles d’Alsace du 8 juillet 2026 intitulé « Message menaçant sur Facebook : l’exploitant du Lang Parc porte plainte ».

Après avoir évoqué les « haters et opposants au projet », l’article rappelle, en conclusion, que l’opposition au Lang Parc était portée par un collectif d’habitants et par Alsace Nature. Ce rapprochement entretient une confusion regrettable entre, d’une part, une opposition citoyenne et associative qui s’est toujours exprimée dans un cadre légal, argumenté et non violent, et, d’autre part, des auteurs anonymes de messages haineux ou menaçants.

Depuis le début de ce dossier, Alsace Nature agit exclusivement par les voies démocratiques et légales : participation aux débats publics, expression d’arguments environnementaux, recours administratifs lorsqu’ils sont justifiés.

Notre association, nos bénévoles, sommes d’ailleurs nous-mêmes constamment la cible de messages insultants, agressifs et parfois diffamatoires, notamment sur les réseaux sociaux, mais pas uniquement. Nous savons donc, par expérience, les conséquences de ces comportements et les condamnons sans réserve, quels qu’en soient les auteurs ou les victimes.

Les désaccords sur un projet d’aménagement sont légitimes dans une démocratie. Ils doivent pouvoir s’exprimer dans le respect des personnes et sans que soient confondus des citoyens ou des associations engagés avec des individus auteurs de menaces.

Alsace Nature demande que cette distinction essentielle soit clairement rappelée afin d’éviter toute assimilation injustifiée entre notre association et des comportements que nous réprouvons totalement.

Mobilisations contre la loi Duplomb 2 – rassemblements et pétition avant le 19 juillet 2026 !

Mobilisations contre la loi Duplomb 2 – rassemblements et pétition avant le 19 juillet 2026 !

Moins d’un an après la censure par le Conseil constitutionnel de la ré-autorisation de l’acétamipride, certains sénateurs, dont Laurent Duplomb, veulent réintroduire 2 néonicotinoïdes lors de l’examen de la loi d’urgence agricole.

Les votes définitifs sont prévus les 20 juillet à l’Assemblée nationale et 21 juillet au Sénat.

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN !

 

AGIR TOUT DE SUITE AUPRES DE VOS ELUS LOCAUX 

 

ORGANISER OU REJOINDRE LES RASSEMBLEMENTS « A NOTRE SANTE !  » 

Les 18 et 19 juillet, des rassemblements symboliques qui auront lieu partout en France devant des points d’eau (fontaines, rivières, lacs…) pour porter un toast «À notre santé !» et dénoncer une loi qui met directement en danger notre santé, la biodiversité et l’avenir de notre agriculture.

Un grand rassemblement est également prévu le 20 juillet à Paris, jour du vote définitif à l’Assemblée nationale.

(Infos à venir)

 

NOUVELLE PETITION 

Pour rappel, après la première pétition contre la loi « Duplomb » qui a réuni 2.1 millions de signatures en 2025, une nouvelle pétition a été lancée pour s’opposer à la proposition de loi « Duplomb 2 ». Elle réunissait à ce jour plus de 400 000 signatures. Toutefois, mercredi 1er juillet 2026, cette pétition  a été classée sans suite par les députés de la commission des affaires économiques. C’est un véritable déni de démocratie de la part de ces parlementaires qui cherchent à faire taire la voix des médecins, des scientifiques, des associations et de tous les citoyens et les citoyennes mobilisés contre le retour d’insecticides dangereux.

✊ En réponse, des familles de victimes de pesticides ont lancé une nouvelle pétition ce lundi 6 juillet 2026, sur le site de l’Assemblée nationale. Nous vous invitons à la signer et à la diffuser massivement !

Mobilisons nous ensemble pour signer massivement la nouvelle pétition citoyenne « La Loi Duplomb via la Loi d’Urgence Agricole, c’est toujours NON ! ». Signez, partagez, nous devons faire entendre notre voix !

 

SIGNER LA PETITION

 

Projet « Diagnostic Trame Verte et Bleue du PETR Pays Thur Doller »

Projet « Diagnostic Trame Verte et Bleue du PETR Pays Thur Doller »

Alsace Nature en partenariat avec le Pôle d’Equilibre Territorial et Rural du Pays Thur-Doller ainsi que le CPIE des Hautes-Vosges porte un projet de diagnostic Trame Verte et Bleue sur le territoire regroupant les Communautés de communes de la Vallée de Saint-Amarin, de Thann-Cernay ainsi que de la Vallée de la Doller et du Soultzbach.

Mais qu’est-ce que la Trame verte et bleue (TVB) ?

C’est un réseau formé de continuités écologiques terrestres (Trame verte) et aquatiques hors marines (Trame bleue) identifiées par des documents de planification régionaux (SRCE) mais aussi de l’Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements. C’est donc un outil de préservation de la biodiversité et de gestion du territoire.

Plus concrètement, la TVB est un réseau d’espaces naturels permettant aux espèces de circuler librement. Les continuités écologiques regroupent les réservoirs de biodiversité, en somme, les milieux où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie. Ainsi que les corridors écologiques qui constituent les espaces naturels ou semi-naturels permettant de relier les réservoirs entre eux.

Or, avec l’urbanisation croissante, ces continuités sont fragilisées ou fragmentées. C’est pourquoi, la TVB vise à préserver ou restaurer la connectivité entre les écosystèmes et les rendre plus résilients.

Ce projet prend donc tout son sens à l’échelle du PETR dont le vaste territoire offre un cadre idéal pour étudier ces connexions.

Alsace Nature, avec l’appui des acteurs du territoire, a pour mission de réaliser le diagnostic TVB, c’est-à-dire, analyser les continuités et ruptures du réseau pour identifier les enjeux locaux de biodiversité et les zones d’action prioritaire. Par la suite, des fiches actions seront produites pour guider les acteurs locaux dans la mise en œuvre d’actions opérationnelles.

Enfin, le CPIE des Hautes-Vosges, quant à lui, propose des animations nature pour introduire et mieux comprendre ces enjeux.

Programme des sorties nature 2026

 

Quelques images de la sortie du 4 juillet sur les hautes chaumes du Rothenbach

 

Data-center à Petit-Landau : contribution d’Alsace Nature à l’enquête publique

Data-center à Petit-Landau : contribution d’Alsace Nature à l’enquête publique

Par courrier en date du 2 juillet, Alsace Nature a transmis au commissaire enquêteur, sa contribution à l’enquête publique sur le projet de Data Center pour la société Microsoft à Petit-Landau.

Nous avons rappelé que notre association avait, lors de son Assemblée générale du 25 avril avait voté une motion contre ce projet. Les membres réunis en assemblée avaient estimé en effet qe ce projet prévu sur les bords du Grand Canal d’Alsace, était un énième projet insensé et disproportionné, de surcroit imposé sans réel débat démocratique.

Nous avons également évoqué nos mobilisations récentes organisées avec le collectif « IA pas moyen » (conférence de presse, manifestation devant le conseil d’agglomération et discussion avec les élus, réunion publique).

Les principales incidences que nous mettons notamment en avant sont la consommation énergétique surdimensionnée, la consommation outrancière de foncier agricole et son impact sur la recharge de la nappe, les pollutions et nuisances locales et l’aspect éthique du projet.


Ainsi, après analyse du dossier présenté, Alsace Nature a émis un certain nombre de remarques, inquiétudes et demandes.

Voir notre contribution en entier

 

En voici un résumé :

 

  • Nous avons rappelé que le projet d’inscrit dans un contexte d’artificialisation des milieux rhénans depuis de nombreuses années.

Cette urbanisation quasi-continue sur toute la bande rhénane, avec l’intégration de vastes zones naturelles d’intérêt écologique (Réserve de Chasse et de Faune Sauvage, ZNIEFF…), a un fort impact sur les milieux naturels derniers refuges de biodiversité.
Si le projet de Data Center n’est pas directement localisé sur un terrain naturel, il va les affecter notablement et détruire des sols agricoles productifs de manière irréversible. Il va aussi affecter les milieux naturels alentours.

 

  • Ce projet de Data center est un projet imposé, sans réel débat public

Le projet de Data Center « nouvelle génération » du géant américain, dédié au cloud et à l’IA générative, sur une surface d’environ 36 ha a nécessité la mise en compatibilité du PLU de Petit-Landau, imposant ainsi ce projet à la population et au territoire.
La concertation publique et les 2 réunions publiques organisées de façon relativement discrète ont cependant suscité de l’intérêt et des inquiétudes parmi la population du secteur.

Cette inquiétude dépasse le seul projet de Data Center, mais questionne également le développement de l’IA générative et ses impacts sociaux, éthiques et environnementaux.
Alsace Nature a contribué à cette concertation publique en soulignant l’opacité des informations fournies et en faisant part de ses fortes inquiétudes quant aux pollutions, consommations électriques, privatisation du foncier, destruction de terres agricoles, prélèvement en eau, etc.

Ces inquiétudes n’ont pas été prises en considération par la M2A, qui a voté un avis favorable au projet le 22 juin 2026, estimant que cela relevait de « questionnements philosophiques » ou de « positions d’opposition de principe ».

Ce n’est évidemment pas un sujet « philosophique » mais bien un réel sujet de société, au même titre que les OGM, le nucléaire, les polluants éternels ou le transhumanisme… Les citoyens sont tout à fait fondés à s’exprimer sur ce sujet et à demander un moratoire.

On ne peut pas dissocier le data center, qui n’est qu’un outil, du modèle socio-technique qu’il rend possible. D’autant que ce modèle, aux implications sociales et environnementales bien réelles, est imposé au nom de l’idéologie du progrès technique et de la croissance infinis, sans que ces enjeux puissent ne jamais être mis en débat.

Cet avis des élus de la M2A est incompréhensible pour nous.
> Nous demandons l’arrêt immédiat des procédures administratives en cours et, à l’instar d’autres collectifs comme le « Nuage était sous nos pieds  » à Marseille et France Nature Environnement en Ile de France, la tenue d’un moratoire sur les projets de Data Center au niveau national. Il est indispensable de définir démocratiquement les objectifs et priorités en matière de production de consommation et de répartition des usages de l’énergie, surtout dans le contexte de la canicule que nous vivons actuellement et dans la trajectoire du changement climatique qui va affecter durement la région dans les années à venir.

 

  • Nos remarques concernant l’énergie

L’association Alsace Nature s’inscrit dans la vision d’une Alsace 100% énergies renouvelables, seule compatible avec le respect des limites planétaires. Cette démarche qui implique une réduction structurelle des consommations d’énergie est basée sur la sobriété, l’efficacité et le déploiement des énergies renouvelables.

Nous rappelons que ce projet de data center hyperscale Microsoft qui sera dédié à l’IA générative (IAg) et conversationnelle, qui sont non prioritaires au regard des besoins essentiels.

Dans notre contribution nous avons dénoncé notamment :
– cette consommation effrénée d’énergie électrique (et de fioul) pour des usages non essentiels.
– l’accaparement par Microsoft de l’énergie hydroélectrique du Rhin produite par la centrale hydroélectrique d’Ottmarsheim pour verdir son image à l’international.
– une consommation d’électricité démesurée qui représente 91 % de la consommation électrique annuelle du secteur résidentiel du Haut-Rhin (sources Atmo Grand Est) et l’équivalent de la production d’énergie photovoltaïque du Grand Est.
– une dépendance aussi à l’énergie nucléaire et à sa relance, choix qui rend la France dépendante du Kazakhstan, du Nigeret de l’Ouzbékistan pour la fourniture d’uranium et de la Russie pour l’enrichissement de l’uranium.
– l’absence de vision précise du fonctionnement de ce type d’installation dans le contexte de réchauffement climatique (besoins en eau et en énergie supplémentaires …)
– la nécessité de créer de nouvelles infrastructures pour le raccordement au réseau RTE (1 nouveau poste RTE 400kV/225kV, 2 nouvelles lignes 225 kV, 4 transformateurs 225 kV/33 kV) et leur impact sur l’environnement et la santé des habitants
– Une consommation de gasoil minimisée alors que pour garantir la continuité de service, 111 groupes électrogènes de secours fonctionnant au gasoil, d’une puissance thermique totale de 900 MW sont prévus sur le site.
– des risques de tensions et de coupure sur le réseau
– les risques d’incendies
– des dangers liés au stockage de GNR (gaz non routier) nécessitant un classement SEVESO seuil bas.
– un système de refroidissement énergivore, générant de la chaleur, polluant et bruyant
– la Valorisation de la chaleur fatale écartée : l’hypothétique valorisation de la chaleur fatale côté allemand via la construction d’une passerelle sur le Rhin ne répond aucunement à la règlementation. Elle fait peser les impacts d’ilot de chaleur et autres nuisances côté français sans que les « bénéfices » (chaleur fatale) ne soient redistribués localement. Microsoft s’accapare l’énergie « verte » produite en Alsace pour le profit de l’ Allemagne.
– une pression énergétique locale avec un effet de concentration

 

  • Concernant le système de refroidissement et la pollution chimique,

Les produits utilisés pour le système de refroidissement contiennent des glycols qui émettent des polluants éternels (PFAS). Le retour d’expérience sur d’autres sites montre que ces produits contaminent l’environnement. Le data center contribuera donc à augmenter la pollution de l’air et de l’eau, alors que ces contaminants sont déjà largement présents dans l’eau de la nappe.
D’autre part, d’autres sites font état de réajustement régulier du niveau en eau du système de refroidissement du fait de l’évaporation.
Quelle sera par conséquent la consommation réelle en eau du data center ?

 

  • Sur les milieux naturels et la biodiversité

Nous avons également dénoncé :
– une nouvelle fragmentation des réseaux écologiques
– les impacts de la chaleur sur la forêt voisine (déjà fragilisée par le réchauffement climatique) et sur les espèces qui vivent à proximité de l’installation
– une surmortalité de la faune et une altération de la flore due aux panneaux acoustiques
– des dérangements de la faune liés au bruit et à l’éclairage

 

  • Sur la question du foncier

Les terrains du SMO sont prévus à la vente pour le compte de Microsoft, sans que ne soient précisés les retombées financières de cette vente pour la collectivité. Ce manque de transparence interroge, d’autant plus qu’il reste un flou sur le nombre de bâtiments qui seront finalement construits : 1 ? 3 ? si la totalité des 36 ha sont vendus à Microsoft et qu’un seul bâtiment est réalisé, la collectivité aura bradé son foncier (production agricole) avec des « retombées financières », déjà insignifiantes (taxe foncière et professionnelle) qui seront divisées par 3.
Nous constatons également que la vente des terrains, pour une surface aussi importante, est bien moins favorable à la collectivité que la mise en œuvre du dispositif d’amodiation, qui nous parait plus pertinent.

 

  • Urbanisme et PLU

Analyse de la Déclaration de projet et de la mise en compatibilité du PLU (DPMeC-PLU) : La zone AU de 36 ha n’est actuellement pas urbanisable en l’état pour cause de caducité. Pour faire évoluer le PLU, m2A a engagé une procédure de DPMeC en 2024, associée à une concertation préalable à laquelle Alsace Nature avait déjà participé en affirmant clairement son opposition à
– Une mise en compatibilité du PLU opportuniste
– un règlement Graphique non adapté
La procédure de Déclaration de Projet ne porte que sur le seul foncier afférent au projet Microsoft. Nous estimons que les zones non sollicitées devraient être reclassées en A pour préserver les terres agricoles, voire pour mettre en œuvre les mesures compensatoires prévues.
 – un Règlement Écrit trop flou et pour le respect duquel Microsoft n’apporte pas d’informations suffisantes sur de nombreux points (eau, énergie, chaleur fatale, etc …)
– des orientations d’aménagement (OAP) de la zone UE trop maigres par rapport aux incidences environnementales et paysagères imposantes que va générer le projet.
– Un raccordement aux lignes HT non-compatible au PLU en vigueur

 

  • Concernant la Compatibilité au SCOT

Le pétitionnaire affirme que son projet est compatible avec le SCoT de M2A (1c, p.346), puisque celui identifie une zone de développement économique à vocation industrielle ou artisanale sur la bordure du Grand Canal d’Alsace.
Rappelons en premier lieu qu’un data center n’est pas une activité « industrielle » à proprement parler, puisqu’il ne produit pas de produits manufacturés, mais s’apparente davantage à un « service » de stockage de données.

Le SCoT de la Région Mulhousienne (2019) a identifié le site de Petit-Landau sur la bande-rhénane, entre la RD52 et le Grand Canal d’Alsace, comme « l’un des derniers grands sites d’extension à vocation d’activité sur l’agglomération ».
Le projet de data center ne répond aucunement aux objectifs de production affichés dans le SCOT et reste donc incompatible aux objectifs de celui-ci, notamment pour ce qui concerne  le renforcement du réseau ferroviaire, et la mutualisation des réseaux de chaleur et de froid pour permettre des économies d’énergie.

Enfin, Alsace Nature avait déjà dénoncé la suppression de corridors écologiques dans le secteur.  Avec l’urbanisation de la zone AUe de Petit-Landau, c’est désormais toute la bande rhénane, sur plus de 10 km qui devient inaccessible à la faune, aucune connexion Hardt/8hin n’étant plus possible entre Petit-Landau et Bantzenheim.

 

  • Impacts sur le cadre de vie des habitants

Les habitants de la bande rhénane seront les premiers impactés, à subir les conséquences des nuisances, risques et pollutions du projet, avec notamment :
– Une pollution sonore importante 24h/24h, 7j/7 et 365/an
– Des pollutions chimiques (eau, air, sols)
– une diminution de la nappe et par conséquent de la quantité et de la qualité de l’eau.
– Une pollution lumineuse
– une augmentation de la température locale de jour comme de nuit
– Des incidences prévisibles sur la stabilité de l’électricité.
– Il y a également des risques concernant la disponibilité du flux de la fibre pour les habitants, institutions, entreprises, etc.
– Une modification importante du paysage au bord du Rhin et des nuisances sur les espaces de loisirs (sentier de randonnées le long du canal d’Alsace…)
– Une baisse de la valeur immobilière
– Les risques et nuisances toucheront également les communes situées outre-Rhin côté allemand.

 

  • Sur les aspects économiques

Outre le fait que le projet va générer peu d’emplois, voire engendrer des pertes d’emplois avec l’IA générative, Nous n’avons aucune estimation détaillée des éventuelles retombées économiques sur le territoire.

Ainsi, les projets tels que celui de Microsoft, disposent de nombreux avantages fiscaux, et même de financements régionaux, voire locaux pour leur implantation.
Microsoft reste une entreprise américaine soumise au Cloud Act, cette loi qui permet à Washington de réclamer l’accès aux données stockées par ses entreprises, y compris à l’étranger, et aucune règlementation européenne permet réellement de protéger ces données. Au contraire, il semble plutôt que l’UE cherche à faciliter l’exploitation des données.

  • Quid de l’intérêt général du projet ?

Alsace Nature et les structures du collectif « IA pas moyen » contestent l’intérêt général d’un tel projet.

– « La souveraineté numérique notamment en passant par le « Choose France » » : un data center porté par Microsoft sous la bannière américaine et soumis au Cloud Act ne permet en rien la souveraineté numérique nationale. Pour cela, il faudrait préférer la construction d’un centre de données porté par une entreprise française et répondant à une règlementation nationale cadrée.

– « La création d’emplois directs (200 emplois) et indirects » . Ce chiffre est annoncé, et a été revu plusieurs fois à la baisse. Le dossier n’explique pas concrètement comment seront répartis ces emplois, ni de quelle nature ils seront.

– Le projet présenté ne répond à aucune demande spécifique du territoire et ne s’ancre aucunement dans le maillage de  » l’environnement » industriel existant.

 

  • Enjeux sociétaux, éthiques et démocratiques –

– Ce projet est déconnecté des besoins du territoire
– C’est un projet socialement inacceptable, qui ne tient pas compte des emplois qui seront supprimés avec le déploiement de l’IA générative, et qui fait déjà des dégâts dans de nombreux secteurs d’activités, touchant des emplois qualifiés Et des emplois nécessaires à la démocratie (journalisme).
– Ce data center est associé à l’IA générative, particulièrement consommatrice d’énergie et de données, les données des habitants, entreprises, institutions, secteurs de santé, banques, assurances, etc.,
– Ce projet repose sur le mensonge de la souveraineté numérique et la soumission au géant américain)
– Ce projet contribuera à la privatisation sournoise de l’éducation et de la recherche (Campus IA) au profit des GAFAM
– Il entrainera une fuite en avant de l’IA générative, sans encadrement des incidences sur les citoyens telles que l’utilisation par Microsoft de nos données de santé pour in fine développer des produits commerciaux (assurances,
 complémentaires santé et retraites…) susceptibles de mettre à mal notre système de sécurité sociale et nos retraites, ainsi que les risques de surveillance et de contrôle des populations (reconnaissance faciale, etc.)
– Ce type de projet a également un impact sur l’extraction coloniale des minerais et métaux rares
– il contribuerait aussi aux dérives liées aux « travailleurs du clic », ces centaines de millions de personnes des 4 coins du globe, qui entraînent des modèles de vérification du fonctionnement correct des solutions d’intelligence artificielle et qui sont mal payées, exposées à des contenus problématiques et violents.
– Dans l’étude d’impacts du projet Microsoft, la quantité de déchets électroniques, électriques et batteries est estimée à 1 200 t /an, ce qui représente un volume particulièrement élevé, sans que ne soit clairement décrit le devenir de ces déchets sur la durée de vie du Data Center.

 

SYNTHÈSE ET CONCLUSION
La fédération Alsace Nature, et les associations du collectif « IA pas moyen ! » affirment leur opposition à ce projet.
Les contraintes de ce projet sont bien supérieures aux quelques hypothétiques bénéfices attendus sur le territoire.

Ce projet ne tient absolument pas compte du changement climatique et des enjeux vitaux auxquels nous allons être confrontés demain. Les départements alsaciens figurent parmi les plus artificialises de France. Il est temps
de prendre en main les défis qui nous attendent. Il est irresponsable de sacrifier nos terres et les zones naturelles proches du site pour enrichir une entreprise états-unienne dont l’objectif est plus d’asservir l’Europe que de lui
transmettre des compétences.

Concernant le numérique, il serait bien plus judicieux de privilégier les entreprises européennes dont un objectif de souveraineté de l’Europe, que de continuer l’assujettissement aux GAFAM.

Nous demandons l’arrêt de la procédure administrative en cours et la tenue d’un moratoire démocratique et surtout un débat public ou une convention citoyenne où tous les acteurs de notre société pourraient s’exprimer sur la destinée et les pratiques liées à l’intelligence artificielle et les data centers.

 

Voir notre contribution en entier

 

 

Data Center de Petit-Landau : malgré l’avis favorable de la  M2A, la mobilisation citoyenne contre le projet continue !

Data Center de Petit-Landau : malgré l’avis favorable de la M2A, la mobilisation citoyenne contre le projet continue !

Le lundi 22 juin 2026, le collectif « IA pas moyen » avait appelé à un rassemblement devant le siège du comité d’agglo de Mulhouse pour affirmer son opposition au projet de DATA CENTER à Petit-Landau. Une centaine de citoyens se sont déplacés, malgré la canicule, pour scander slogans, tenir les banderoles et témoigner de l’absurdité de ce projet.

Les journalistes étaient également présents pour l’événement (cf revue de presse ci-dessous)

 

Une délégation a été reçue par le président du comité d’agglo et plusieurs de ses vice-présidents.

Malheureusement, leur vision du monde est bien éloignée de nos besoins primaires.

  • Ils récusent certains arguments comme l’augmentation de température ou le bruit,
  • Ils estiment que la perte de terres agricoles n’est pas grave car ce terrain a été fléché pour l’activité économique dès les années 1970 (l’époque où on trouvait ça positif d’artificialiser les rives du Rhin et du canal pour en faire la « Rhur » française – bien avant l’accélération du réchauffement climatique),
  • Ils se plaignent qu’ils n’ont pas eu le choix car ça vient d’en haut et ils espèrent recevoir des avantages sonnant et trébuchant pour les collectivités.

A aucun moment les élus n’ont évoqué le sort des riverains ou la lutte contre le changement climatique.

Les représentant.e.s de la collectivité ont validé l’avis pour poursuivre le projet

Seuls 15 personnes se sont abstenues ou ont voté contre (merci à eux). Encore une fois, on se demande ce qui compte : les habitant.e.s de la M2A ? ou faire rentrer de l’argent dans les caisses pour des projets qui profiteront à on ne sait qui ?

 

Malgré cet avis de l’agglo de la M2A, nous continuons notre mobilisation !

Vous pouvez encore participer à l’enquête publique jusqu’au 3 juillet

Infos pour participer à l’ENQUETE PUBLIQUE

 

 

Une prochaine mobilisation le 30 juin 

On se retrouve le 30 juin sur le site de Motoco à Mulhouse pour organiser une soirée sur le numérique en général et sur le data-center en particulier. Si vous avez des idées, des contacts intéressants à mobiliser, merci de nous les faire remonter rapidement, toujours à cette adresse : iapasmoyen@proton.me

Si vous souhaitez une banderole ou une pancarte à mettre sur vos maisons, riverains de Hombourg, Petit-Landau ou plus loin, contactez-nous, on devrait pouvoir en faire en gros.

 

REVUE DE PRESSE

 

Merci de votre soutien !