Fessenheim : bientôt la fermeture mais le combat continue !

Fessenheim : bientôt la fermeture mais le combat continue !

Mardi 30 juin 2020, le deuxième réacteur de la centrale alsacienne sera débranché, quatre mois après le premier réacteur (débranché le 22 février 2020), ce qui signifie l’arrêt définitif de la plus vieille centrale nucléaire de France.

Interrogés par l’AFP, Daniel Reininger, président d’Alsace Nature,  André Hatz, président de l’association Stop Fessenheim et Jean-Marie Brom de Stop Transports-Halte au nucléaire donnent leurs points de vue.

 

C’est une première victoire pour les militants anti-nucléaires mais « le combat contre le nucléaire en comporte plusieurs« , prévient Daniel Reininger. André Hatz,  qui a milité pendant 40 ans pour sa fermeture confirme : « Clairement, le combat ne s’arrêtera pas là« .

La suite concerne le démantèlement de la centrale, qui ne devrait pas s’achever avant 2040. La question qui inquiète les militants et associations est le stockage des  combustibles nucléaires, qui restent hautement radioactifs. Il est prévu de les entreposer à Fessenheim dans des piscines de refroidissement, avant d’être évacués à l’été 2023 vers le centre de traitement du combustible nucléaire usé de La Hague (Manche). Mais d’ici cette date, les risques d’accident restent nombreux, ce qui inquiète vivement les associations.

André Hatz, en effet, estime que les combustibles « vont séjourner dans des piscines non sécurisées », notamment du fait de l’absence de groupes électrogènes à moteur diesel d’ultime secours (DUS). Malgré les propos d’EDF qui affirme être capable de maitriser la situation en cas d’accident, les opposants rappellent que le site de Fessenheim est en zone sismique et qu’une rupture de la digue du Grand Canal n’est pas impossible..

Concernant l’avenir du site sur le plan économique, les associations s’interrogent sur le projet de « technocentre » pour le recyclage des matériaux métalliques faiblement radioactifs, projet soutenu par la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne. En effet le risque est que cela devienne un site de décontamination des métaux issus de centrales nucléaires européennes en déconstruction, à commencer par ceux provenant du démantèlement de la centrale, et qui seraient réinjectés ensuite dans l’industrie métallurgique classique. M. Hatz  s’interroge : « vous imaginez des casseroles, des fourchettes, des voitures fabriquées avec de l’acier dont on ignore s’il dégage encore, même très faiblement, de la radioactivité ?  Jean-Marie Brom, spécialiste de la physique des particules, renchérit : « La loi française interdit actuellement que tout élément issu d’une centrale nucléaire soit réutilisé mais EDF pourrait demander une dérogation« .

Daniel Reininger se demande également quel effet cela aurait sur l’attractivité du secteur, car « aucune entreprise sérieuse ne s’installera à côté d’une décharge nucléaire« . Et il prévient que « Le combat contre le nucléaire dépasse Fessenheim et va continuer ».

Voir l’article de l’AFP : https://www.connaissancedesenergies.org/afp/apres-fessenheim-les-antinucleaires-preparent-les-prochains-rounds-200626

 

 

A VOIR AUSSI

Le réseau Sortie du Nucléaire organise le 30 juin 2020

À partir de 18:00

Lieu : Place Kléber à Strasbourg (67)

L’association Stop Transports-Halte au Nucléaire vous invite à participer à une cérémonie pour la fermeture de la centrale de Fessenheim et le futur incertain de l’Alsace nucléaire.

Contact orga :Stop Transports-Halte au Nucléaire stthn@free.fr

 

 

 

 

 

[Pétitions] Non à l’installation d’Amazon à Dambach-la-Ville

[Pétitions] Non à l’installation d’Amazon à Dambach-la-Ville

54 organisations luttent contre un projet d’implantation d’AMAZON à Dambach-la-ville dans le Bas-Rhin. Parmi elles France Nature Environnement, ATTAC , Les Amis de la Terre, la Confédération des commerçants de France, Alternatiba et de nombreuses associations locales dont Alsace Nature.

La communauté des communes du Pays de Barr compte autoriser l’implantation du plus grand centre logistique d’Amazon sur 150 000m2 situés sur le territoire de Dambach-la-Ville, en centre Alsace (Bas-Rhin).

Le collectif d’opposants a envoyé un courrier au président de la communauté de communes le 19 mai 2020. En voici quelques arguments :

  • Encourager le développement d’Amazon reviendrait à encourager la destruction d’emplois dans les commerces locaux et entreprises artisanales.
    Nous souhaitons des centres villes vivants avec des commerces et des emplois gratifiants.
  • Ce projet de plus grand entrepôt de France sur une surface de 18ha attirera indiscutablement un énorme trafic de camions supplémentaire et accroîtra les problèmes de pollution atmosphérique dans la région. L’ouverture de l’entrepôt provoquera une augmentation du trafic routier journalier dans la Communautés de communes d’environ 1000 poids lourds et 4500 utilitaires !
  • Cet entrepôt, sur 3 niveaux, atteindrait une hauteur supérieure à 18m soit le double des constructions existantes à proximité. Une installation aussi massive, visible depuis les vignobles, les châteaux et la plaine, enlaidirait gravement le territoire et réduirait son attractivité touristique.
  •  Le modèle économique d’Amazon est l’incitation à la consommation de masse d’objets jetables produits à l’autre bout du monde au plus bas coût. Nous souhaitons un modèle économique vertueux basé sur une limitation de la consommation (frugalité) et donnant la priorité aux produits et acteurs locaux
Lire le courrier en entier ici

 

Le collectif a également mis une pétition en ligne que nous vous encourageons à signer

Signer la pétition contre le projet Amazon à Dambach la Ville

 

 

De nombreuses actions combinées se mettent en place actuellement.

La Confédération des Commerçants De France, cosignataire de notre action, lance ainsi une pétition à destination du Président de la République, Emmanuel Macron, pour stopper la construction des 8 nouveaux projets d’entrepôts Amazon en France dont celui de Dambach !

Cette fédération représente 450 000 commerces de proximité et plus d’1 million d’emplois. Des emplois nécessaires à la transition écologique de nos territoires !

 Nous vous invitons à signer ET à partager  cette pétition nationale dans vos réseaux https://bit.ly/2XlhkTR

[Enquête] Pesticides : cette toxicité qu’on nous cache

[Enquête] Pesticides : cette toxicité qu’on nous cache

Lorsqu’un agriculteur achète et manipule un bidon de pesticides il voit une étiquette destinée à l’informer des dangers. Cette information est très codifiée, selon des règles européennes. Elle est exprimée par des codes commençant par H suivi de chiffres et d’une « phrase de danger » plus explicite, comme vous pouvez le voir sur l’exemple ci-dessous. C’est à ces phrases de danger que nous allons nous intéresser. Que vaut cette information ? Est-elle sincère et suffisante ?

Pour trouver des réponses, Anne Vonesch, avec l’aide d’Alain Bertrand, de Michèle Weisheit et de Michèle Grosjean du groupe local Bruche aval, a analysé les effets chroniques sur la santé de 89 substances pesticides (sur un total de 199) achetées en 2017 dans le secteur du code postal 67120.

Bref, c’est du concret et du local ! L’analyse consistait à comparer les dangers annoncés par les phrases de danger officielles européennes/nationales (exemple ci-dessus), aux effets à long terme sur la santé répertoriés dans deux autres bases de données, l’une anglaise, l’autre canadienne. L’écart est considérable ; c’est le résultat de tout ce travail. Par exemple, 8 % de substances actives sont cancérigènes officiellement selon les étiquettes, mais 48 % au total présentent un risque cancérigène dès lors qu’on intègre les données venant des deux autres sites. Jamais les phrases de danger officielles ne mentionnent un effet toxique sur le foie, jamais une perturbation endocrinienne.

Découvrez la suite… et apprenez pourquoi, après le dernier avis de l’ANSES datant de cet avril, le gouvernement devrait prendre son courage entre deux mains et respecter son propre arrêté du 27 décembre 2019, à savoir : imposer une distance minimale incompressible par rapport aux riverains de 20 m pour les 126 perturbateurs endocriniens listés par l’ANSES. Tout en accélérant la sortie des pesticides, notamment avec les outils de la PAC.

Cette enquête vous introduit aussi dans l’usine à gaz des règlementations et dans le « mythe de l’usage sûr » des pesticides. Et les riverains ? Qu’ils applaudissent les paysans bio en achetant leurs produits !

Télécharger l’intégralité de notre enquête – PDF (3,3 Mo)

Crise sanitaire : et après ? Une consultation du public pour une refondation écologique

Crise sanitaire : et après ? Une consultation du public pour une refondation écologique

Alsace Nature propose une démarche pour une refondation écologique

La plupart des pays du monde sont en prise avec une crise sanitaire de grande ampleur. Notre pays, malgré son haut niveau de vie et de technologie, n’y échappe pas. Il faut saluer toutes les personnes qui, souvent situées au bas de l’échelle sociale, investissent leur énergie et leur santé pour soigner les malades ou pour faire en sorte que nos besoins de base continuent à être assurés. L’heure est bien sûr aux soins des malades et à la solidarité, mais aussi à la réflexion sur les premiers enseignements que nous pouvons tirer collectivement de cette pandémie.

L’humanité va se diviser, et elle a déjà commencé… d’un côté ceux qui continueront comme avant et de l’autre ceux qui sont prêts à amorcer un tournant.

Alsace Nature, en toute modestie, souhaite contribuer à ce tournant, à cette réflexion, en portant le regard sur ses domaines de compétence qui sont loin de couvrir tout le champ des enjeux soulevés par le coronavirus. Après quelques constats, nous proposons des pistes pour envisager une « refondation » qui tienne compte des fragilités actuelles, dans certains domaines qui nous semblent cruciaux.

Quelques constats

La pandémie actuelle est une crise mais cette crise ne doit pas faire oublier qu’elle s’inscrit dans un processus beaucoup plus important qui est le changement global (climat, biodiversité, inégalités sociales et environnementales…). Certaines études semblent d’ailleurs montrer que la crise écologique et ses causes aggravent les risques de pandémie de ce type (ponts facilités entre espèces sauvages et humains, consommation d’espèces sauvages, ambiance polluée, élevages industriels et globalisation facilitant la propagation des germes).

Le Covid est une crise, ce qui signifie qu’après le passage de la pandémie on peut s’attendre à revenir à une situation proche de celle d’avant. Le changement global, lui, est au-delà de la crise : le processus engagé ne permet pas un retour en arrière. Il exige des modifications radicales et une adaptation rapide. Le confinement peut donner des pistes.

Cela a déjà été souvent constaté : depuis le confinement, un grand nombre d’indicateurs de pollutions ou de nuisances ont spectaculairement reculé. Ces indicateurs parlent d’eux-mêmes. Qui peut encore croire aujourd’hui que notre modèle économique de croissance dite verte n’est pas intrinsèquement générateur de nuisances à toutes échelles ? Qui peut encore imaginer que la relance de ce modèle ne reproduira pas immédiatement les mêmes effets délétères ?

Bien sûr, il ne s’agit pas de rejeter tous les aspects de notre modèle actuel. Certains développements techniques sont collectivement utiles et contribuent réellement au bien- être du plus grand nombre. Mais notre système est à ce point complexe et imbriqué (les techniques mortifères côtoient les bénéfiques, les intérêts privés sont mêlés aux intérêts collectifs…) qu’il nous faudra faire un effort collectif inouï pour faire le tri entre le désormais utile et le superflu. Car le confinement nous dit que nous pouvons vivre avec moins, que nous pouvons vivre autrement, redécouvrir des choses simples et fondamentales. Ce tri est indispensable.
Mais, nous nous heurtons au problème de la contrainte ou à notre incapacité à nous autolimiter sans menace immédiatement palpable. La crise climatique et écologique a provoqué bien plus de morts prématurées (sans parler des profondes injustices sociales et environnementales) que le coronavirus . Mais aucune des alertes rationnelles énoncées par les scientifiques et les associations depuis des décennies (sur des crises qui jusqu’ici nous touchent peu directement) n’ont été capables de provoquer dans nos pays des réactions aussi rapides et radicales que la peur de la pandémie. C’est dire combien nous sommes collectivement, nos dirigeants en tête, profondément immatures, et combien la refondation à venir doit être radicale.

Refondation ?

De refondation, il en est beaucoup question ces derniers temps. Du ministre de l’économie jusqu’au président de la République, tout le monde jure que « rien ne sera plus comme avant ». Vraiment ? Ce discours, nous l’avons déjà entendu après le Grenelle de l’environnement (2007) où l’on nous promettait d’entrer dans le monde d’après ; après la crise financière de 2008 où on allait domestiquer le capitalisme… Aujourd’hui ces refondations radicales annoncées ne sautent pas aux yeux. En tant qu’association de protection de la nature nous observons plutôt que la mégamachine à détruire au nom du profit a continué à fonctionner de plus belle. Les réglementations protectrices de l’environnement sont plutôt détricotées que renforcées, le GCO n’est pas vraiment un exemple de rupture avec le monde d’avant, l’agriculture industrielle est de plus en plus aux mains du capital mondialisé, la fuite en avant technologique se poursuit avec la 5G…

Pour Alsace Nature, une véritable refondation n’est imaginable qu’à au moins trois conditions :

  • Une redéfinition collective de ce que sont les biens communs, c’est-à-dire indispensables, et la mise en place d’une gestion réellement commune de ces biens.
  • Un rééquilibrage des rapports de force entre les acteurs. L’accaparement de tous les leviers de commande par une oligarchie (publique et privée) n’est pas compatible avec une gestion juste des biens communs.
  • Une refonte radicale des processus de décision au niveau international, européen et local, y compris dans le domaine économique. Aujourd’hui, la plupart des grandes orientations techniques sont décidées en petit cercle et leur opportunité n’est jamais soumise à débat public en préalable.

Il n’y aura pas de refondation crédible tant que les mêmes types d’acteurs fonctionneront avec les mêmes priorités et les mêmes outils de pilotage ! Cela vaut au niveau national et au-delà, comme au niveau local.

Quelques pistes concrètes

Alsace Nature propose de mener collectivement un inventaire de la refondation, en deux temps.

Une première phase de réflexion collective au cours de laquelle Alsace Nature va mobiliser ses adhérents et les citoyens intéressés pour leur permettre d’exprimer leur point du vue sur les quelques thèmes qui nous paraissent cruciaux en fonction de notre objet statutaire.

Je souhaite exprimer mon point de vue !

Pour ce faire, remplissez le formulaire ci-dessous en cochant les thématique sur lesquelles vous souhaitez vous exprimer, indiquez votre mail, cochez « je ne suis pas un robot » et cliquez sur le bouton « envoyer ».

Vous recevrez en fonction de la ou des thématiques choisies, un ou plusieurs mails dans lesquel vous trouverez le lien du document partagé (PAD) ainsi que le mot de passe pour y accéder.

 

Consultation après Covid

Dans une seconde phase, Alsace Nature propose la mise en place d’instances de concertation thématiques à l’échelle de l’Alsace. Cette concertation pourrait prendre la forme d’une Conférence permanente de la transition écologique, dont les Départements, dans la perspective de la Collectivité européenne d’Alsace, pourraient se saisir. Cette Conférence pourrait passer les politiques publiques et aides économiques au crible des nouveaux enjeux afin de mettre en place les modalités d’une refondation écologique avec les acteurs concernés.

Dans cette perspective, Alsace Nature remettra des propositions détaillées aux instances publiques dans les prochaines semaines.

Pourquoi et comment améliorer le bien-être des animaux d’élevage avec la future PAC ?

Pourquoi et comment améliorer le bien-être des animaux d’élevage avec la future PAC ?

MOINS d’animaux et un MEILLEUR bien-être :
un défi pour le Pacte Vertet la PAC

FNE Grand Est et FNE Bourgogne-Franche-Comté, avec le Collectif Plein Air, viennent de produire une brochure destinée à être largement diffusée aux élus et acteurs de l’élevage.

Les échecs de la PAC (Politique Agricole Européenne) sont dénoncés par les ONG, par la Cour des comptes européenne, par le New York Times, et encore récemment par 3600 scientifiques… L’échec dans le domaine du bien-être animal est cruel, c’est le cas de le dire.

Qu’en sera-t-il demain ? Les discussions autour de la future PAC sont en pleine effervescence, au niveau européen (Pacte Vert, De la Fourche à la Fourchette), au niveau national (Débat public national) et au niveau régional.

MOINS et MIEUX est notre paradigme pour l’avenir de l’élevage, ceci pour des raisons éthiques et environnementales. L’intention très pertinente de réduire sa consommation de protéines animales est de plus en plus répandue chez les citoyens. Mais la réduction, à vrai dire incontournable, du côté de la production semble encore être largement taboue. Il faudra pourtant la traduire en politique agricole, tout en tenant pleinement compte de la sensibilité et des besoins des animaux d’élevage, et en assurant des revenus décents aux agriculteurs pour des pratiques vertueuses. C’est pourquoi cette brochure vous propose des informations sur :

  • le besoin de cohérence et de volonté politique, afin de réussir à créer du revenu pour du bien-être animal
  • les raisons de la nécessaire réduction des cheptels, au vu des limites planétaires
  • pourquoi les milliards de la PAC ont été aussi inefficients pour réduire la souffrance des animaux
  • ce qu’il faut encourager pour améliorer le bien-être animal
  • quels outils de la future PAC pour sortir du cercle vicieux
  • pourquoi les indicateurs proposés par la Commission européenne sont si mauvais et comment assurer un réel suivi qualitatif des résultats
  • comment le commerce et le libre-échange sabotent les efforts pour une PAC durable.

Télécharger la brochure – PDF

Observatoire participatif – Enquête sur le hérisson

Observatoire participatif – Enquête sur le hérisson

 

Vous avez été nombreux à nous faire part de vos observations de hérissons en 2019, plus de 440 réponses reçues, merci à vous !

Le printemps arrivant, les hérissons sortent d’hibernation. Alsace Nature, en partenariat avec les communes de Lingolsheim, Schiltigheim, Bischheim, Holtzheim, Hoenheim et Ostwald, relance donc en 2020 l’enquête participative pour recenser les hérissons.

Alors qu’il se cache la journée sous des feuilles ou buissons pour se reposer, le Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) est un animal nocturne qui consacre ses nuits à chercher sa nourriture composée de limaces, d’escargots, de vers, de divers insectes et larves ; c’est donc un allié précieux pour les jardiniers !

Il est normal de l’observer en ville où il trouve de la nourriture, moins de prédateurs et des éléments linéaires qui lui permettent de se déplacer et se réfugier comme des haies, des murets, des lisières. Mais il y est aussi plus exposé à certains dangers comme la circulation routière qui représente l’une des principales causes de mortalité des hérissons.

Cette opération de science citoyenne intervient dans le cadre d’un partenariat pour la mise en œuvre de la Trame verte et bleue au Nord et au Sud de l’Eurométropole de Strasbourg. Cette opération vise à préserver les continuités écologiques et la nature en ville. Ce projet est soutenu par l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse, la Région Grand Est et la DREAL Grand Est.

Pourquoi cette enquête ?

Le Hérisson d’Europe est une espèce familière et facilement reconnaissable mais il sait être discret par ses mœurs nocturnes. Malheureusement, il fait aussi partie des espèces les plus concernées par les collisions routières et il est aussi souvent victime de pièges involontaires pour la petite faune, de certaines pratiques au jardin (empoisonnement, tondeuse, …) et des pesticides.

Les observations de chacun permettront de compléter les connaissances sur l’espèce, de localiser et d’identifier les causes de mortalité pour mettre en place des solutions pour sa préservation.

Comment participer à l’enquête ?

Chaque observateur enregistre lui-même ses propres observations en ligne. C’est très simple, il suffit de suivre pas à pas les indications fournies en remplissant le formulaire. Tout le monde peut y contribuer, alors ouvrez l’œil en veillant surtout à ne pas les déranger ! Toutes les observations nous intéressent, que l’animal soit vivant …. ou malheureusement mort.

Accédez à l’enquête hérisson

Vous pouvez également télécharger la fiche Enquête et nous la renvoyer à l’adresse suivante : Alsace Nature 8 rue Adèle Riton 67000 Strasbourg

Toutes les observations réceptionnées seront comptabilisées et analysées, mais seules celles qui concernent les communes partenaires feront l’objet d’un rapport détaillé auprès des participants.

 

Si vous trouvez un animal en détresse, contactez le service médiation faune sauvage ou le centre de sauvegarde pour la faune sauvage le plus proche.

Attention, pendant la période de confinement pour lutter contre le coronavirus, le centre de soins de la LPO Alsace ne peut plus accueillir d’animaux. Pour toute urgence (et urgence uniquement), vous pouvez envoyer un mail à alsace.mediation@lpo.fr