Collectif des Associations Citoyennes
Communiqué de presse du 29 sept 2026
Nous pourrions imaginer une société meilleure en consolidant les espaces de liens et de soins, les espaces pour faire vivre et défendre les droits humains fondamentaux. Nous pourrions mieux défendre le vivant face aux multiples attaques dont il fait aujourd’hui l’objet.
Nous pourrions améliorer nos services publics avec les multiples propositions construites par les associations, défendre de nouveaux droits, comme par exemple le droit d’interpellation pour une meilleure démocratie, élargir la sociale, par exemple en développant la sécurité sociale de l’alimentation.
La réalité est tout autre : baisse de subventions, suppression de milliers d’emplois, fermetures d’associations, atteintes régulières aux libertés associatives, incapacité à répondre aux besoins grandissants qui émergent des territoires…
Cette Une du JDD n’a rien d’une surprise. Elle s’inscrit dans la stratégie du projet Péricles (voir ici notre café’CAC de juin 2025) de Pierre-Edouard Stérin et de ses « observatoires » et autres « instituts de sondage » qui va nous noyer, via les médias Bolloré, sous de multiples « études » et autres « rapports » pour attaquer les associations. Le chiffre de 60 milliards vient de l’Observatoire Hexagone, une officine de la galaxie Stérin. Dans le même temps, l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, lui aussi financé par la galaxie Stérin, sort un rapport qui tend à légitimer la théorie identitaire du « grand remplacement ». Il est repris par tous les médias Bolloré pour amplifier les attaques récurrentes et de plus en plus violentes sur les associations de soutien aux personnes exilées. Le RN et la droite extrême, au national comme au local, s’attaquent frontalement aux associations. Il est désormais trop tard pour être neutre, les associations citoyennes doivent clairement prendre position contre l’extension de leurs idées et valeurs.
La bataille culturelle bat son plein. Les associations citoyennes sont en première ligne, aux côtés des personnes ciblées directement par ces atteintes à leurs droits fondamentaux.
Sans les associations quel visage aurait notre pays ? La culture : pas de troupes amateurs qui apportent dans les villes et les villages, musique, théâtre et cinéma. La petite enfance et le grand âge : beaucoup moins de places, d’accueil adapté et non lucratif. Le sport : pas de clubs qui proposent des plus jeunes comme aux vétérans la pratique de leur activité physique préférée ou alors à des tarifs prohibitifs. La solidarité : pas de distributions de produits alimentaires ou non alimentaires aux plus démuni.es, pas de lignes d’écoute pour toutes les personnes victimes ou en détresse, pas de prise en charge de leur santé, pas d’accompagnement (social, administratif, humain) des personnes vers leurs droits, vers l’emploi … Le vivant : pas de défense de la terre, de ses ressources, et des occupants de la planète. La liste est longue. Des plus jeunes aux plus âgé.es, tous et toutes bénéficient de près ou de loin de la vie associative.
Est-ce cette France-là que nous voulons ? Une France où les pans les plus lucratifs de ces activités seront uniquement portés par le marché ? Une France où les entreprises lucratives avec leur 211 milliards d’aides sans contrepartie étendent partout les logiques de marché là où les associations contribuent à l’intérêt général !
Les grands défis écologiques, sociaux, démocratiques, exigent de grands investissements publics. Sur tous ces sujets, les associations citoyennes œuvrent depuis longtemps pour proposer de nouvelles politiques publiques. Il serait temps de les écouter.
Collectif des Associations Citoyennes