Grève scolaire pour le climat : les associations soutiennent les jeunes

Grève scolaire pour le climat : les associations soutiennent les jeunes

Suite à l’appel international lancé par Greta Thunberg, des jeunes de plus de 43 pays feront grève le vendredi 15 mars. Dans plusieurs pays européens, ils invitent l’ensemble de la société à leur emboîter le pas. Des centrales syndicales, des chercheurs, des ONG, de nombreuses personnes soutiennent déjà cet appel.

À Munich, Berlin, Zurich, Lausanne ou encore Hambourg, ces jeunes se sont retrouvés dans la rue pour manifester et réclamer de la part de leur gouvernement de plus fortes mesures contre le changement  climatique.

Le 15 mars, la « grève scolaire mondiale » est annoncée. Il nous faut la soutenir pour ne pas passer pour des parents indignes et résignés ayant oublié que l’utopie pouvait encore déboucher sur de vrais changements portés par la jeunesse.

En tant qu’actrices et acteurs de la société civile et des mouvements sociaux, il est de notre responsabilité de répondre à cet appel des jeunes !

Chacun avec nos spécificités, nous tentons depuis des décennies d’alerter les gouvernements successifs sur la capacité que nous aurons demain à survivre sur notre planète. Les actions que nous menons sur la connaissance, l’éducation à l’environnement, la préservation de la nature n’ont de sens que si la lutte contre le changement climatique devient un vrai projet politique prioritaire. En soutenant l’appel des jeunes à la grève, les associations de protection et d’éducation à l’environnement rappellent que l’Etat et les puissances économiques portent la responsabilité de l’(in)action climatique. Les mesures à prendre, sans tarder, doivent être à la hauteur des menaces que les dérèglements climatiques font peser. Les solutions fondées sur la nature sont l’un des leviers permettant de relever le défi des changements globaux.

Faisons du 15 mars 2019 un jour historique pour le climat et l’environnement !
Nous appelons également à participer aux actions et marches pour le climat,  comme celle du 16 mars 2019 ou l’affaire du siècle !

Signataires :

  • France Nature Environnement Grand Est
  • Alsace Nature
  • Conservatoire des Sites Alsaciens
  • Ligue pour la Protection des Oiseaux Alsace
  • Association pour la Protection des Amphibiens et Reptiles d’Alsace (BUFO)
  • Groupe d’Etude et de Protection des Mammifères d’Alsace (GEPMA)
  • Thur Ecologie Transport (TET)
  • Strasbourg Initiation Nature Environnement (SINE)
  • Nature & Vie
  • Office des Données Naturalistes Grand Est (ODONAT Grand Est)
  • Alternatiba Strasbourg
  • Association pour le Protection de l’Environnement de la Sommerau (APES)
  • Mutzig Cité Nature

 

[Communiqué] Plein-air-de-façade pour poules pondeuses

[Communiqué] Plein-air-de-façade pour poules pondeuses

Il faut réformer les procédures d’autorisation des élevages industriels.

Les cages-batteries devraient toutes être converties en élevages en plein air. Ce serait trop beau. Et ce serait encore mieux en l’absence de dérives.

En Alsace du Nord, 40 000 poules dites en plein air accèdent à l’essentiel de leur parcours… par une passerelle ! L’immense parcours présente quelques non conformités. Ni le législateur ni le consommateur ne peuvent se satisfaire d’un plein-air-de-façade qui bénéficie au mieux à un très petit nombre de poules (les plus téméraires), sans tenir suffisamment compte de la nature des poules.

Hélas, la procédure d’autorisation environnementale ne se prononce pas sur la protection animale. Les autorités pourtant compétentes ne semblent pas savoir si l’installation et l’étiquetage ‘plein air’ des œufs sont conformes, et demandent des instructions. Pourtant l’installation fonctionne avec l’accord du Préfet. Elle a été subventionnée. La distorsion de concurrence et la pression sur les prix sont dommageables pour les élevages qui pratiquent du plein air plus sincère.

Alsace Nature constate : les procédures d’autorisation et d’enregistrement des élevages industriels ont besoin d’être réformées.

DOSSIER

Plein-air-de-façade pour poules pondeuses. Comment des Préfets autorisent la dérive. Ce que la Région Grand Est soutient avec 1,35 M € et 99 999,89 €.

Télécharger le dossier – PDF

 

Règles non respectées pour des oeufs de poules élevées en plein air

Comment de tels élevages industriels peuvent-ils encore exister au 21 ième siècle ? Comment la souffrance de millions d'animaux peut-elle être tolérée par nos institutions ?Voici quelques éléments de réponse qui montrent à quel point les autorités ne font pas le nécessaire, y compris pour réprimer des fraudes graves, pour améliorer les conditions d'élevage des animaux.En Alsace comme ailleurs, des tricheries existent en ce qui concerne le bien-être animal et les consommateurs sont trompés.

Publiée par Alsace Nature sur Vendredi 15 février 2019

[communiqué] Grand Débat : oui ! Grand Enfumage : non !

[communiqué] Grand Débat : oui ! Grand Enfumage : non !

A l’heure précise où certains se félicitent, et remercient le Gouvernement de l’opportunité laissée au peuple de pouvoir s’exprimer dans le cadre du « Grand Débat National », les arbres continuent de tomber et le terrassement progresse sur le chantier du projet de Grand Contournement Ouest (GCO), la décision d’enfouir les 42 000 tonnes de déchets toxiques à StocaMine est arbitrairement prise d’en haut, des centaines de projets néfastes et fortement contestés par la population poursuivent leur petit bonhomme de chemin, en Alsace et ailleurs… Et si finalement le temps ne s’était pas suspendu pour laisser place au débat qui nous a été promis ?

Alors  que  le  président  de  la  République  a  précisé   « je  veux  que  cette consultation  soit  organisée  en  toute indépendance et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence » nous constatons amèrement, que les enjeux majeurs sont une fois de plus simplement omis. Pour commencer, le pilotage est réalisé par les membres du Gouvernement : exit l’indépendance. Ensuite, l’état des lieux n’est pas objectif et aucun sujet n’est réellement mis en pause le temps de recueillir les avis de nos chers concitoyens : auf wiedersehen la loyauté. Pour finir, dans la fiche de cadrage relative à la transition écologique, la formulation des questions n’est ni ouverte ni neutre : ciao transparence… Donc pour résumer, nous serions aujourd’hui exceptionnellement sollicités dans le cadre du Grand Débat National pour exprimer nos requêtes au gouvernement, mais surtout pas celles qui ont été écartées d’office du débat et de toutes manières sans ralentir la course effrénée des projets et réformes, qui en toute logique devraient attendre les conclusions de cette grande consultation… Et ce n’est là que la partie immergée de l’iceberg (qui en attendant, fond inexorablement, du fait des graves manquements de nos politiques, quels qu’ils soient, du Champion de la Terre jusqu’au niveau le plus local, devant le plus grand défi de notre époque : le dérèglement climatique !). Qui connait les modalités de réponses du gouvernement ? Vont-ils piocher dans la Grande Boite à dée Nationale ce qui leur semble juste et nécessaire pour l’humanité ? Malheureusement on ne connait que trop bien cette mélodie : c’est celle du « Cause toujours », où à la fin les mêmes décident pour les autres en faisant croire que le « débat » a trouvé consensus.

Ce Vaste Enfumage National suscite une certaine défiance chez une partie de la population, que nous partageons au sein de notre association. Mais comment une fédération comme Alsace Nature, qui rassemble avec son mouvement France Nature Environnement plusieurs centaines de milliers de sympathisants au niveau national, peut s’abstenir de participer à une telle consultation ? qui d’autre porterait la voix de la transition écologique sur notre territoire ? les risques de régression ne sont-ils pas trop forts ?

Alsace Nature a vu passer des gouvernements qui font, d’autres qui défont, les suivants qui font et qui défont dans la même année… toujours avec des manières de faire innovantes et pleines de promesses, pour au final piétiner toujours pareillement la représentativité citoyenne, augmenter les inégalités ou toutes autres formes d’injustices, au détriment des plus faibles, de l’environnement… et surtout du bon sens.

Sans garanties de bonne volonté de la part de l’Etat, Alsace Nature ne servira donc pas de faire-valoir dans le Grand Débat National, ni en tant qu’organisateur, ni en tant que participant. Avant tout positionnement de notre part et pour retrouver confiance dans toutes les formes d’instances de consultation du public, nous attendons un geste qui soit à la hauteur de ce qui est annoncé dans ce Grand Débat. Cela passe pour nous par la suspension des projets en cours très impactant pour l’environnement, et qui ont fait l’objet d’une expression citoyenne forte contre leur mise en œuvre, notamment un moratoire sur les projets de GCO et d’enfouissement à Stocamine. Nous attendons donc un message positif et tangible avant toute forme d’engagement et n’encourageons pas à répondre dans le cadre trop réducteur du formulaire mis à disposition.

Toutefois, nous nous engageons à poursuivre sans relâche les missions que nous confèrent nos statuts et plus que jamais à défendre l’environnement dans tous les lieux et à toute les occasions où notre voix pourra être entendue comme c’est le cas depuis près de 55 ans.

La situation planétaire et les enjeux qui sont face à nous, ne trouveront de solution que dans un sursaut démocratique et un changement profond de notre société. Les associations y sont prêtes et elles se tiennent à disposition, à ce dessein, de tous ceux qui souhaiteront prendre réellement en main le destin de l’homme sur cette planète.

[Communiqué de presse] GCO : un nouvel avis défavorable !

Et de 7 ! Si on cumule les avis des instances indépendantes concernant les parties Vinci et SANEF, on arrive aujourd’hui à 7 avis formels défavorables. Ainsi, l’enquête publique « loi sur l’eau » du volet SANEF vient d’être conclue par un avis défavorable..

Cela commence à faire beaucoup pour un projet censé être indispensable et bien maîtrisé. En réalité, le projet GCO commence à ressembler de plus en plus à une mauvaise farce dont il est urgent de sortir. Jusqu’où les autorités publiques vont-elles s’obstiner à vouloir faire passer en force un projet qui cumule autant de handicaps ? Jusqu’à friser le ridicule ?
Nous savons qu’en haut lieu, et pour l’instant en privé, les élus reconnaissent que le GCO ne résoudra pas les problèmes, ni de santé publique, ni d’accessibilité à Strasbourg. Leurs arguments se limitent aujourd’hui à considérer que le projet est trop engagé pour que l’on puisse y renoncer. D’une part, reconnaître que l’on s’est fourvoyé n’est pas un signe de faiblesse mais au contraire de courage. Quand ces élus auront-ils le courage de dire en public ce qu’ils disent en privé ? D’autre part, il n’est pas trop tard pour éviter qu’une erreur ne se transforme en faute. Par ailleurs, quand il s’est agi de renoncer à l’écotaxe, alors que tout était prêt, il n’y a pas eu autant de tergiversations.
Quant à l’attitude de l’Etat, en particulier au niveau local, le fait qu’il soit juge et partie commence à se voir de manière trop insistante. Il est évident que le préfet privilégie la réalisation du GCO au détriment du respect de la loi et de l’expression démocratique. Ni les experts, ni le public, ni les commissaires enquêteurs, sollicités dans le cadre des procédures de concertation, n’ont été convaincus pas l’intérêt public majeur du projet, ni par la qualité des mesures d’évitement de réduction et de compensation présentés par les deux concessionnaires. Que faut-il de plus pour considérer que ce projet est inopportun et inadéquat ? Comme le préfet n’est pas en mesure d’en tirer les conséquences, nous demandons au ministre de l’écologie de se saisir directement du dossier en introduisant le recul nécessaire.
 
 
Pour aller plus loin : Rapport, avis et conclusions de la commission d’enquête

[Communiqué de presse] Convictions ou subventions : faut-il choisir ?

[Communiqué de presse] Convictions ou subventions : faut-il choisir ?

Suite à l’éclairante prise de position, aujourd’hui mercredi 6 juillet 2018, de 22 élus de la Commission Permanente de l’Eurométropole de Strasbourg qui ont choisi l’abstention lors du vote de la subvention à Alsace Nature tout en menaçant de voter contre la prochaine fois si l’association ne changeait pas d’attitude dans son opposition au GCO, Alsace Nature tient à faire part de sa bonne compréhension du message.

Ainsi, nous nous retirons de suite du combat contre le GCO et admettons que les 300 ha de terres agricoles consommées ont bien vocation à accueillir du béton, que la biodiversité est fleurissante et qu’il ne faudrait pas qu’elle vienne entraver notre développement économique sous peine de rentrer dans un système décroissant, que les décès prématurés ne sont pas liés à la pollution de fond et que la part du transport routier dans cette pollution reste minime (nous ne parlons pas assez des particules fines issues de l’usure des freins de vélo dans ce débat…), que le désengorgement de Strasbourg sera totalement assuré quand on aura construit une autoroute supplémentaire, que l’Ecotaxe est une très mauvaise idée pour la compétitivité de nos entreprises et que la mise en oeuvre du couloir à camions européen nord-sud sera bénéfique pour l’économie et l’emploi en Alsace.
Nous espérons que cette mise au point salvatrice lèvera toute ambiguïté entre l’association  et les 22 professeurs de démocratie qui ont exprimé leur mécontentement ce matin.
Alsace Nature a 53 ans de militantisme à son actif… et ne compte pas s’arrêter là !
Si d’aventure d’aucuns souhaitent connaitre l’utilisation des fonds qui sont alloués à Alsace Nature par l’EMS, sachez que ceux-ci servent à la collaboration avec les élus et les services de la collectivité dans le cadre de dossiers d’importance tels que le PLUi ou la reconversion de la raffinerie de Reichstett, la Trame verte et bleue, le programme « Tous ensemble pour plus de biodiversité », etc. En aucun cas ce ne sont des fonds de fonctionnement et ne sont absolument pas liés au militantisme de l’association.

[Communiqué de presse] Grand Contournement Ouest : Avis défavorable de la Commission d’Enquête

[Communiqué de presse] Grand Contournement Ouest : Avis défavorable de la Commission d’Enquête

La commission d’enquête, après avoir reçu le public vient de rendre son rapport. Outre l’avis défavorable qu’il prononce, il met en perspectives, tout au long des 68 pages de l’avis, l’ensemble des failles de ce dossier si souvent dénoncées par les opposants.

Il faut louer le travail et le courage de la commission d’enquête qui, au-delà des aspects politiques du dossier et des pressions que l’ensemble des acteurs ont subi, a bien pris en compte l’ensemble du périmètre du dossier là où l’opérateur n’a vraisemblablement eu de cesse de tenter de restreindre ce dernier.
Ainsi, l’Intérêt public majeur du dossier est mis en questionnement.
Par ailleurs une large place est faite aux recommandations qu’avaient édictées l’Autorité environnementale et le Conseil National de Protection de la Nature et qui ne sont absolument pas traitées dans le dossier mis à l’enquête publique. On peut y lire «  Aussi la commission d’enquête considère-t-elle qu’en l’état du dossier, se pose la question de sa recevabilité par le service instructeur, et par l’autorité organisatrice de l’enquête publique ».
C’est donc un véritable camouflet pour le gouvernement qui pensait que l’enquête publique allait être une simple formalité et qui avait annoncé dès le mois de janvier qu’il autorisera les travaux, en dépit des avis défavorables du CNPN et d’un avis au vitriol de l’Autorité environnementale.
A l’heure où le pétitionnaire accélère l’ensemble des procédures sur le terrain, où les réunions des instances de concertations sont menées au pas de course par des services de l’Etat qui semblent vouloir aller très vite, Alsace Nature ne peut que noter les lourdes défaillances de ce dossier et appelle à revoir le fondement même de ce dernier.
L’Etat et le pétitionnaire se sont dotés d’une prorogation de la Déclaration d’Utilité Publique et rien ne justifie alors cet empressement. Passer outre cet avis serait une faute lourde portant à conséquences et ferait dérailler totalement le fonctionnement démocratique déjà plus que vacillant dans ce dossier et appellerait, de la part des associations de protection de la nature une réponse à la hauteur des enjeux.
La commission d’enquête permet de repositionner les problématiques strasbourgeoises dans une réelle perspective du futur et de remettre notre démocratie sur les rails. Ne ratons pas cette occasion !