Une nature en ville mise à rude épreuve

Une nature en ville mise à rude épreuve

La nature en ville est un des “outils” à notre disposition pour construire une ville résiliente aux changements climatiques et favorable à la biodiversité. Penser la nature en ville c’est un travail de terrain et aussi une révolution culturelle.

L’élection d’une majorité écologiste à Strasbourg et l’EMS, laisse espérer une prise en compte importante de la nature en ville sur le domaine public. Mais qu’en est il réellement de la situation sur les espaces privés ou gérés par des administrations ?

Au cours des 6 derniers mois plusieurs projets aménagements sont à l’origine de l’abattage d’ espaces arborés ou alignement d’arbres.

  • En mai un alignement d’une dizaine de peupliers a disparu à Fegersheim sur une zone d’activité. Sur ce projet, à notre connaissance les associations environnementales n’ont pas été consultées.
  • En août des arbres ont été abattus par l’université de Strasbourg pour le projet du planétarium. Ici le groupe Local d’Alsace Nature a été tenu informé mais très en aval des décisions.
  • En novembre un parc arboré situé dans la cité administrative Gaujot est en partie détruit pour un projet d’extension. Une fois de plus les associations environnementales ne sont pas consultées. Cependant des agents de la cité administrative, anticipant une éventuelle atteinte à l’ environnement, souhaitent exercer une veille sur le projet. Malheureusement,d’après des retours que nous avons de la part d’agents, il apparaît assez rapidement que la concertation manque de transparence. Même les syndicats qui auraient put être des observateurs et des acteurs privilégiés n’étaient pas invités aux réunions.

 

Quels enseignements tirer de ces trois cas ?

  • Même si la ville de Strasbourg s’engage au travers des nombreuses chartes environnementales, de plans (climat, grandeur nature, Unis pour la biodiversité… ), nous constatons au regard de ces exemples que cette nature en ville, si précieuse, continue de subir la pression des aménagements urbains.
  • Ces engagements pris par la ville de Strasbourg doivent dès aujourd’hui prendre ancrage dans tout le territoire de l’EMS.
  • Plus d’acteurs devraient être incités à signer la charte «Tous unis pour la biodiversité», notamment les gestionnaires des zones d’activités.
  • Notre maillage, nos relais, restent insuffisants. Nous arrivons le plus souvent, trop tard et dans l’incapacité d’intervenir en amont des projets.
  • Les salariés ou agents peuvent devenir, si ce n’est des lanceurs d’alerte, au moins des relais pour l’environnement ; encore faut-il qu’ils soient (dans le cadre du RSE par exemple) instruits des projets et engagés dans les prises de décisions.

Nous, bénévoles associatifs tentons en ces temps difficiles de faire notre part (information, éducation, sensibilisation aux enjeux environnementaux). Cependant un engagement de tous les acteurs (politiques, économiques, sociaux etc..) de la cité est plus que jamais nécessaire pour la ville de 2050.

 

Vous êtes témoin d’une dégradation de l’environnement ou vous assistez ou participez à une action en faveur de l’environnement rendez vous ICI, sur notre site “Sentinelles de la Nature” pour partager vos observations.

Vous habitez l’ EMS et en tant que membre d’Alsace Nature, vous souhaitez vous engager rejoignez le Groupe Local EMS, contactez-nous via :  ems@alsacenature.org

 

Groupe Local Alsace Nature – Eurométropole de Strasbourg

Le groupe local Alsace Nature Eurométropole, à la “journée nature” de Schiltigheim

Le groupe local Alsace Nature Eurométropole, à la “journée nature” de Schiltigheim

Samedi 19 septembre 2020, le Groupe local Alsace Nature – EMS a animé un stand à la fête de la nature organisée par la municipalité de Schiltigheim.

Dans le cadre bucolique du Parc des Résistants, le public était parfois clairsemé, mais très intéressé par l’action d’Alsace Nature.

Les bénévoles, sur le stand, ont pu leur apporter des précisions sur nos différentes actions en faveur de la nature : sensibilisation par les sorties nature, conférences, débats-publics, suivi des dossiers liés à des aménagements urbains, agricoles, à des pollutions etc … mais aussi manifestations, recours juridiques … dans des domaines très variés tels que nature (notamment en ville), agriculture, déplacements, climat, réduction des déchets etc …

Un petit aperçu de cette journée nature en vidéo :

Marche et Festival pour le Climat

Marche et Festival pour le Climat

Alsace Nature participera à la marche et au festival pour le climat à Strasbourg, initiés par les Citoyens Pour Le Climat

🌍 Rejoignez-nous le samedi 12 septembre à partir de 14h, Place de l’Université à STRASBOURG pour la marche et le festival Climat de la rentrée ! 🌍

⭐ La marche aura lieu de 14h à 16h et un festival de musiques et d’ateliers de formations aux solutions écologiques se tiendra ensuite, place de l’Université.
Pourquoi se mobiliser ?
Parce que le réchauffement de la planète est annoncé à +7°C si on ne change rien.
Pourtant les conséquences du réchauffement actuel sont réelles : des millions de réfugiés climatiques, plus d’1 million d’espèces menacées d’extinction, 60% des populations de vertébrés ont disparu. Chaque dixième de degré gagné compte !
La convergence et la mobilisation 
Nous n’avons qu’un seul espoir : l’union de toutes les forces écologiques pour mettre fin au massacre en cours.
Des victoires sont déjà réelles, dans d’autres villes, d’autres pays. Victoires obtenues grâce à la pression et la mobilisation des citoyen.ne.s !
75% des solutions sont au niveau local
Nous avons le pouvoir de faire changer les choses ! Après la pandémie de Coronavirus que nous venons de traverser, rappelons aux décideur.euse.s et aux industriel.le.s l’urgence climatique et la nécessité d’enrayer le changement climatique avant qu’il ne soit trop tard.
Nous revendiquons notre droit à un avenir heureux ! 
Nous appelons tous les collectifs, toutes les associations, toutes les organisations écologiques et sociales à nous rejoindre, pour montrer que de multiples actions à l’échelle locale sont possibles pour faire changer les choses.
Si pas vous, qui ?
Si pas maintenant, quand ?
 Rejoignez-nous le 12 septembre !

Et si vous souhaitez donner un coup de main pour l’organisation en amont, le jour J ou même pour un prochain évènement, n’hésitez pas à remplir le formulaire ci-dessous : https://framaforms.org/benevolat-festival-et-marche-climat-1596640308

+ d’INFOS : https://www.facebook.com/events/914273649064000/?

 

La nature en ville : réflexion post confinement

La nature en ville : réflexion post confinement

Nous savions que le modèle de développement issu des valeurs du XXème siècle devait se reformer en raison de ses impacts néfastes sur l’ environnement. (postulat de la croissance économique, accaparement illimité des ressources naturelles…)
La crise sanitaire récente a marqué un arrêt brutal à cette fuite en avant de nos comportements individuels et collectifs.
Elle aura probablement favorisé, espérons-le du moins, une prise de conscience pour beaucoup  de l’idée tant de fois reprise par les écologistes, que nous allions “droit dans le mur.”
Aujourd’hui cette phase d’arrêt doit nous conduire à exercer enfin un virage salvateur dans nos modes de production et de consommation et à renoncer à notre attitude prédatrice vis-à-vis des ressources que nous offre la planète.
L’OMS  annonce que le virus pourrait persister plusieurs années; il est donc illusoire de penser reprendre le même modèle de développement basé sur une mondialisation effrénée.
Il paraît de plus en plus clair en outre que la destruction des écosystèmes contribue, parmi ses nombreuses conséquences dramatiques pour l’environnement et donc pour l’Humanité, à multiplier les épisodes d’épidémies.

 

Cependant pour que ce changement de cap soit vraiment significatif, nous, Association de Protection Nature Environnement (APNE), avons un rôle majeur à jouer.
Ce travail nous l’avons commencé depuis bien longtemps, mais nos propositions n’ont pas suffisamment été prises en compte par les décideurs politiques.
En tant groupe local de EMS, nous avons souhaité réagir à partir de nos premières impressions “post-confinement”.

 

Quels constats après deux mois de confinement?

Parmi les mesures prises durant le confinement par les pouvoirs publics à Strasbourg pour contrer la propagation du virus, figure la fermeture des parcs, espaces verts publics et berges de l’Ill. La limitation des déplacements à 1km autour de son domicile a interdit par ailleurs de se rendre en forêt ou en montagne.
Ces mesures ont accentué l’effet de stress occasionné pour un grand nombre personnes par la disparition du rythme de vie habituel, l’impossibilité de sortir librement, la limitation des contacts humains. Nombreux sont ceux qui ont réclamé la réouverture des parcs et la possibilité d’aller marcher à la campagne. Les agents immobiliers ont paraît-il reçu de très nombreuses demandes de personnes souhaitant déménager hors des villes, « se mettre au vert » !
L’expérience que nous venons de vivre aura mis en évidence l’utilité pour les citadins de l’accès à la nature pour leur santé physique et mentale.

 

De nombreux témoignages et articles ont montré partout dans le monde des animaux sauvages s’approprier en quelques temps des espaces jusqu’alors occupés ou visités par l’Homme.
Tous peuvent ont pu constater l’amélioration de la qualité de l’air et le bénéfice que procure la baisse de la pollution sonore.
Cela démontre que si nous voulons reconquérir de la biodiversité dans nos villes, la place de l’humain sera à redéfinir dans certains espaces… en apprenant par exemple à respecter les habitats, périodes de reproduction de la faune locale.
Le rôle des APNE est certes de sensibiliser le grand public par la connaissance de ces enjeux.
Nous devons en outre être en mesure, même sur un territoire densément peuplé comme l’Eurométropole de Strasbourg (EMS), d’identifier des espaces qui doivent rester indemnes de toute activité humaine. (réserves intégrales dans les forêts urbaine,des TVB protégées etc…)

 

Lire Le communiqué de presse de FNE :

 

En raison d’une gestion des espaces verts en sursis, chacun a pu constater que la nature pouvait à nouveau s’exprimer plus librement.
Dans les jours mêmes qui ont suivi le dé-confinement, les machines “d’entretien” des espaces verts ont cependant rapidement fait disparaître ce foisonnement si réjouissant.a
Cela pose-t-il finalement un problème à la sécurité des citoyens que les herbes folles s’expriment, est ce à ce point intolérable qu’ un gazon devienne une prairie accueillante pour de nombreuses espèces?
Alsace Nature et ses associations fédérées font un travail d’information et de formation du grand public, mais apportent aussi aux élus et services des propositions pour une gestion vertueuse des zones herbeuses (https://ftp.alsacenature.org/COM/RESEAUX-THEMA/agri/10Principes-gestion-herbe-WEB.pdf)
 Parce que la crise du Covid nous rappelle qu’une autre crise plus grave encore nous menace, celle du changement climatique et de la chute de la biodiversité.

 

Pourquoi préserver et favoriser la nature en ville?

Toute la végétation et en particulier les arbres avec leur cortège d’espèces animales associées fournissent à la société des services dits « éco-systémiques » tels que:
  • la capture du dioxyde de carbone et donc l’atténuation du changement climatique,
  • l’absorption des particules fines et donc une contribution à l’amélioration de la qualité de d’air,
  • la régulation thermique grâce à « l’évapo-transpiration » des arbres permettant de lutter contre les «îlots de chaleur »,
  • la lutte contre l’érosion des sols et les risques d’inondation
  • l’amélioration de la qualité de l’eau par le rôle de filtrage
La présence de la nature offre de plus des bienfaits considérables pour l’équilibre psychologique de chacun, qui sont de mieux en mieux documentés.
Elle représente des lieux de convivialité et de sociabilité, de support à l’éveil de la curiosité des enfants et à l’apprentissage par tous des sciences de la vie.
La « nature en ville », ce sont aussi tous les espaces de jardins ouvriers, de jardins partagés, de jardins privés, les sites de compost, qui sont indispensables pour permettre aux citadins de cultiver un esprit de curiosité vis-à-vis du vivant.
Les bailleurs privés et sociaux ont donc également  rôle à jouer dans la reconquête de la biodiversité en favorisant la nature en ville.
Avec la rédaction de chartes environnementales, la ville de Strasbourg (récompensée au niveau national) et d’autres ont amorcé un changement de vue et de pratiques envers la nature en ville; d’autres communes restent en revanche peu concernées par ces engagements.
De plus, de nombreux projets validés par les collectivités  (routiers, urbain, zones commerciales, artisanales) entament régulièrement le capital vert, agricole, voire forestier du territoire EMS.

 

Repenser la métropole en repensant la nature en ville

Des ambitions plus grandes doivent guider les élus municipaux afin de franchir un seuil qualitatif nécessité par les enjeux environnementaux actuels et futurs.
  • La nécessité de préserver les arbres anciens lors de projets d’aménagement urbain doit devenir une priorité, la compensation avec de nouveaux arbres plus jeunes étant impossible.
  • Le choix des espèces à privilégier au vu de l’évolution des contraintes climatiques doit faire l’objet d’une étude attentive.
  • La sanctuarisation de la trame verte et bleue existante doit devenir contraignante
  • Les trames vertes et bleues inscrites dans les documents d’urbanisme doivent être réalisées en urgence
  • la notion de “trame marron” doit être consacrée afin de reconquérir la qualité des sols
  • L’Objectif “Zéro artificialisation nette” doit être consacré par les municipalités (Inscrit dans la loi de Biodiversité en 2018 et réaffirmée en juillet 2019 par le gouvernement) afin de permettre la “dés-imperméabilisation” des sols
  • les efforts en faveur d’une “trame noire” doivent être renforcés dans l’objectif de protection de la faune en ville – la règlementation sur l’éclairage de nuit par les enseignes privées doit être rendue effective.

 

 Repenser la métropole en repensant l’alimentation des citadins

Ce confinement à été un marqueur fort en faveur d’une alimentation saine, simple et locale.
Est ce que tendre vers une autonomie alimentaire est envisageable au niveau de l’Alsace ?
En attendant, cette crise montre la nécessité de renforcer les circuits de proximité, respectueux des écosystèmes et des animaux.
Le développement de fermes urbaines, vecteurs non seulement d’autonomie alimentaire, mais aussi de réinsertion sociale, devrait être largement étudié et mis en œuvre.
Cette alimentation en circuits de proximité (vente directe par les producteurs locaux, AMAP) doit être rendue accessible à tous par le biais d’aides et subventions publiques.
Lettre ouverte aux dirigeants de l’EMS pour la pratique du vélo après le confinement

Lettre ouverte aux dirigeants de l’EMS pour la pratique du vélo après le confinement

Alsace Nature a co-signé cette lettre ouverte pour l’amélioration des aménagements cyclables sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg

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Lettre ouverte du 18 mai 2020 au président et aux élus de l’Eurométropole

Ce texte est une réaction citoyenne à un manque de réaction significative suite à notre première lettre ouverte du 22 avril 2020.
Nous vivons une époque exceptionnelle, face à une pandémie globalisée qui doit conduire notre civilisation à repenser nos modes de vie.
Strasbourg et l’Eurométropole passent à côté de l’opportunité unique de développer la résilience en investissant de manière significative le vélo. Malgré les propositions collectives et convergentes des associations des mobilités actives, la Ville ne s’en est pas pleinement saisi.

Strasbourg a subi depuis les années 1950, comme la plupart des villes européennes, une urbanisation fondée autour de l’utilisation massive de la voiture. Elle s’est cependant distinguée, sous l’impulsion des mobilisations citoyennes et associatives depuis près de 40 ans, en redonnant, petit à petit, un peu plus de place aux modes doux : la marche à pied et le vélo.

La capitale alsacienne affiche une vision globale de la mobilité urbaine, visant à accompagner l’abandon de la voiture personnelle. Elle s’est ainsi fixé l’objectif de doubler la part modale du vélo, de 8% à 16%, à l’horizon 2030, en mettant l’accent notamment sur les quartiers périphériques, grands oubliés de la politique cyclable. Il s’agit ainsi de traduire en actes les orientations du Grenelle des Mobilités, du Contrat Local de Santé et du plan Climat, au bénéfice de la santé, de l’environnement et de la qualité de vie.

Si on ne regarde que les chiffres, les 700 km d’aménagements cyclables de l’agglomération permettent à Strasbourg de s’auréoler du titre de capitale française du vélo.

Ces aménagements sont pourtant encore insatisfaisants à de nombreux égards :

  • pistes trop souvent tracées sur les trottoirs sans démarcation claire, engendrant des conflits d’usage avec les piétons,
  • discontinuités (impasses cyclables),
  • carrefours complexes, dangereux,
  • absence de bandes ou pistes sur certaines voies sans alternative possible,
  • synchronisation des feux à l’avantage des seuls véhicules motorisés,
  • signalisation peu efficiente,
  • signalisation inadaptée pendant les travaux (« mettez pied à terre »).

Le déconfinement annonce un report modal en défaveur des transports en commun. En effet il est difficile d’y maintenir les gestes barrières pourtant nécessaires. La CTS n’est actuellement pas en capacité d’accueillir l’ensemble de ses usagers habituels. Ce report modal ne doit pas se faire en faveur de la voiture. C’est pourquoi le vélo participe des solutions : efficace, rapide, agréable, peu cher, sain et facile à mettre en œuvre pour les collectivités. Cette période constitue une opportunité unique d’accompagner les citoyen.ne.s vers l’usage du vélo, un mode de transport dont l’efficacité en zone urbaine, l’économie d’entretien, la lutte contre la sédentarité et le stress, l’absence de production de pollution tant aérienne, sonore qu’auditive et la préservation de l’espace public sont des atouts majeurs pour la ville d’aujourd’hui et de demain.

Mais ce développement ne peut se faire qu’à deux conditions : des axes continus et sécurisés.

Cet accompagnement des néo-cyclistes doit se faire à la condition d’assurer leur sécurité afin de lever un frein important à la pratique du vélo et ainsi de l’encourager. Plus particulièrement pour les collégiens et lycéens, qui sont parmi les principaux usagers des transports en commun, l’aménagement de pistes cyclables en site propre est une mise en sécurité. Les mettre en selle dès leur plus jeune âge est un enjeu d’avenir : un enjeu de santé publique et de citoyenneté (respect du code de la route et autonomie). Les services de l’EMS (SIRAC) et les associations (CADR67, ateliers d’auto-réparation) sont en mesure d’accompagner cette politique si elle était affichée.

De nombreuses villes se saisissent de l’enjeu que représentent les pistes cyclables transitoires, en lançant sans délai l’étude et la réalisation d’aménagements cyclables : Lyon +56 km, Paris +50 km, Bordeaux +25 km, Grenoble +18 km. Même des villes réputées hostiles aux cyclistes s’y sont mises : Marseille +23 km, Aix +13 km, Montpellier +15 km. Même Nice s’y met avec 60 km.

Et Strasbourg ? 5,4 km partagés avec des bus et des voitures.

Dès le 22 avril 2020, un collectif d’associations solidaires a présenté à la ville et àl’agglomération de Strasbourg des axes identifiés par notre expertise d’usage comme les plus dangereux pour les cyclistes. Une grande partie d’entre eux se situent en périphérie, dans les quartiers et communes depuis longtemps ignorés par une politique cyclable qui s’est focalisée sur un centre-ville, servant de vitrine. Une première réunion avec la Ville a permis d’étudier quelques pistes.

Aucune de nos revendications n’a été entendue. A ce jour, seuls sont annoncés la réouverture progressive des boutiques Vel’Hop, le passage du centre ville en zone de rencontre et la possibilité d’emprunter les quelques couloirs de bus qui étaient encore interdits aux cyclistes.

Ce n’est pas suffisant ! Ces quelques mesures ne sont véritablement pas à la hauteur des enjeux. Elles viennent confirmer le sentiment d’un décalage persistant entre les attentes des cyclistes et les réalisations sur le terrain.
Tous les aménagements transitoires, proposés en France comme ailleurs dans le monde, se font en réduisant la place dédiée aux les véhicules motorisés. La voirie déjà existante (places de stationnement, ou une des voies de circulation) est convertie pour l’usage exclusif des mobilités actives.

Le refus catégorique d’aménagements transitoires confirme l’incompréhension face à l’urgence de la situation et à la nécessité d’encourager le vélo et la marche pour cette période de déconfinement.

Nous appelons la Ville et l’Eurométropole à se saisir avec enthousiasme de ces propositions.

Ensemble, nous pouvons enfin faire de la capitale du vélo, la capitale des cyclistes !

 

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