Consultation publique : pesticides et riverains

Consultation publique : pesticides et riverains

Vous habitez en milieu rural ou en milieu urbain à proximité d’un champ cultivé et vous vous inquiétez de l’impact des pesticides sur les riverains ?

Cette consultation est pour vous. Elle est ouverte sur le site de la Chambre d’agriculture d’Alsace jusqu’au 23 août 2020 : https://alsace.chambre-agriculture.fr/charte-dengagement/ . Participez !

 

Quel est l’enjeu ?

La loi prévoit pour la première fois des distances entre traitements pesticides et les espaces habités. Ces distances peuvent être réduites si les agriculteurs s’engagent dans une « Charte » départementale, soumise à consultation et à valider par le Préfet, le tout selon certaines règles définies par un décret du 27 décembre 2019. L’objectif affiché est de « bien vivre ensemble ».

Si Alsace Nature apprécie que de nombreux agriculteurs et en particulier viticulteurs s’orientent vers l’agriculture biologique qui utilise des produits relativement peu préoccupants.

Par contre, Alsace Nature n’apprécie guère que la profession agricole propose une charte qui n’a comme seule finalité que de faire de la communication, en affichant des engagements qui ne sont que des dispositions légales et qui n’aura comme seul effet que de réduire les zones de non traitement.

 

La protection des riverains est notre priorité, mais cette charte essaie de refiler la charge des Zones de Non Traitement aux riverains. Deux principes sont à défendre : le respect de la propriété et du Pollueur=payeur !

Alsace Nature publiera prochainement sa contribution, en cours de rédaction, mais vous invite dès à présent de participer en apportant votre contribution.

En attendant, vous pouvez consulter la fiche technique d’Alsace Nature sur les Chartes, la protection des riverains et les Zones de Non Traitement  qui vous présente une synthèse du cadre réglementaire de la charte, notre position et des références documentaires.

Télécharger la Fiche Technique – PDF

 

Vous pourrez également nos faire parvenir une copie de votre contribution à agriculture@alsace-nature.org.



Lien utile :

Article de France Nature Environnement :Droit de vivre #LoinDesPesticides : petite histoire d’un trop long combat

L’évaluation européenne des règlements “pesticides” vue à travers l’enquête d’Alsace Nature

L’évaluation européenne des règlements “pesticides” vue à travers l’enquête d’Alsace Nature

L’enquête du groupe local Bruche aval d’Alsace Nature L’information officielle sur la toxicité des pesticides à long terme est tronquée (téléchargeable ici) avait montré que les pesticides utilisés chez nous (code postal 67120) sont bien plus dangereux pour la santé que ce que leur étiquetage selon les normes européennes veut bien admettre.

Télécharger l’enquête – PDF

Que penser de ces normes ?

Une évaluation européenne de deux règlements importants (COM(2020) 208 final) vient de paraître. Tout est prévu pour que les pesticides dangereux puissent être retirés voire, pour les nouveaux, jamais approuvés. Sauf que les procédures sont lourdes et lentes et peu efficaces, et que, en se focalisant  sur les pires des pires substances, le danger diffus est négligé. Pour en savoir plus…




Lien utile :

Article de France Nature Environnement :Droit de vivre #LoinDesPesticides : petite histoire d’un trop long combat

Retour sur  la manifestation “pour une autre PAC” du 22 octobre à Strasbourg

Retour sur la manifestation “pour une autre PAC” du 22 octobre à Strasbourg

Avant l’entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne, la plateforme Pour une autre PAC et son homologue allemande, Wir Haben Es Satt ! organisaient une grande mobilisation devant le Parlement européen de Strasbourg.
Alsace Nature était présente auprès des organisations paysannes, environnementales, de citoyen·ne·s consommateur·rice·s et de solidarité internationale, unies pour exiger une agriculture européenne juste, saine et durable.

Environ 1 millier de personnes ont marché jusqu’au parlement européen où ils ont interpellé les députés européens sur les questions agricoles, pour une agriculture plus respectueuse de la terre, des animaux et des humains !

La réforme de la PAC est capitale, ne la laissons pas aux mains de l’agro-business !

 

Retour en image sur la mobilisation “Pour une autre PAC” du 22 octobre 2019

[Tribune] Forêt de la Robertsau – La Wantzenau : un bien commun à protéger

[Tribune] Forêt de la Robertsau – La Wantzenau : un bien commun à protéger

Foret_Robertsau-Karpfenloch
Enfin, nous y sommes ! Depuis 1988, Alsace Nature, avec ses 2000 adhérents directs et sa centaine d’associations fédérées, soutient le classement de la forêt de la Robertsau – La Wantzenau en réserve naturelle nationale.
C’est peu dire que, depuis le premier engagement de Marcel Rudloff, confirmé unanimement par ses successeurs Catherine Trautmann, Fabienne Keller et Roland Ries, le chemin fut long. Il le fut parce qu’un tel classement n’est évidemment pas neutre, c’est l’un des régimes de protection de la nature les plus forts en droit français.
L’enquête publique en cours sur ce projet de classement est l’ultime étape de ce long chemin et nous espérons qu’elle sera l’occasion d’une concertation large, ouverte à tous, dont nous appelons chacune et chacun à se saisir. C’est l’occasion de revenir aussi sur les enjeux de ce classement, qui, pour nous, dépassent largement les impacts qu’il aura sur les usages de cette forêt, appelés nécessairement à évoluer.
Le premier enjeu est local. Protéger cette forêt, c’est boucler enfin la protection des grandes forêts péri-urbaines de notre agglomération. Après le Rohrschollen, puis la forêt de Neuhof – Illkirch, la forêt de la Robertsau – La Wantzenau est la dernière à ne pas être protégée par un statut solide, édicté par un décret, pour échapper aux variations politiques ou économiques.
Engagée dans des politiques de retour de la nature en ville (telle que Strasbourg, ça pousse !) et dans l’élaboration d’un ambitieux plan climat 2030, notre agglomération trouvera dans ses forêts périurbaines désormais protégées les poumons de naturalité indispensables à ces politiques écologiques.
Le second enjeu est rhénan. Comme ses voisines, la forêt de la Robertsau – La Wantzenau est un vestige bien abîmé de la séculaire forêt alluviale, du temps où elle accueillait les méandres, les crues et les respirations d’un fleuve encore libre, d’un Rhin non encore bétonné et colonisé par les activités économiques et l’urbanisation. Elle fait ainsi partie de ce chapelet de bouts de forêts qui s’égrène des deux côtés du fleuve et qui tous font partie d’un ensemble remarqué, par des outils tels que Natura 2000, au plan européen, ou Ramsar, à l’échelle internationale.
Faire revivre la forêt de la Robertsau – La Wantzenau comme un écosystème à nouveau relié à sa rivière Ill et à son fleuve Rhin est un des défis de ce classement, qu’il nous importe collectivement de relever.
Le troisième enjeu est planétaire. Plus personne ne peut ignorer la grave crise que traversent nos ressources naturelles, de tous types (sols, eau, air, faune, flore), ni évidemment les dérèglements climatiques, qui bouleversent nos saisons et nos modes de vie. Face à ces crises, on peut se dire qu’elles sont trop éloignées de ce qu’on peut faire, que les Etats et les multinationales doivent agir d’abord, chacun ses responsabilités en effet. Mais on peut aussi, en citoyen engagé, chercher à agir localement, en commençant par préserver ici et maintenant ce qui nous reste de précieux et de vital.
Comme ses voisines, la forêt de la Robertsau – La Wantzenau nous est précieuse et vitale, parce qu’elle régénère notre air, tempère nos climats, calme nos stress. Protégée, gérée avec des moyens propres et nouveaux, elle remplira d’autant mieux ces fonctions, à notre bénéfice.
Enfin, le dernier enjeu est sociétal. Aux comportements individualistes qui poussent chacun à se croire propriétaire de la forêt où il court, cueille, se promène, randonne, pêche…, le classement substituera un mode de gouvernance partagé, où les pratiques seront équilibrées à l’aune des objectifs naturalistes définis par le classement. La forêt n’appartient à personne, c’est un bien commun, qui appelle une gestion collective. Cela sera exigé par le classement, qui, en ce sens, sera non une fin, mais un commencement. Dans la construction de cette intelligence collective, le CINE de Bussierre sera d’un apport crucial.

Nous appelons toutes celles et ceux qui se sentent concernés par ces enjeux majeurs à se mobiliser en faveur de ce classement, en envoyant leur avis positif aux commissaires-enquêteurs (contact :
 pref-enquetes-publiques@bas-rhin.gouv.fr). Notre association le fera très prochainement, comme nous espérons que vous serez nombreuses et nombreux à le faire, avant le 23 février prochain.
Plus dinformations seront mises en ligne au fur et à mesure sur http://localhost:8888/actu-alsacenature-hack

30 nov. 2017 : Soirée débat – 5 milliard pour transformer l'agriculture, pour en faire quoi ?

30 nov. 2017 : Soirée débat – 5 milliard pour transformer l'agriculture, pour en faire quoi ?

 
Participez à cette soirée-débat autour de 4 invités / thématiques :

– “Notre environnement c’est notre santé” – MM Braud, Réseau Environnement Santé
– “Produire sans pesticides” – Julien Scharsch, président Organisation Professionnelle de l’Agriculture Biologique
– “Concilier alimentation saine et responsable et budgets des ménages” – Edmond Wolff, Confédération Syndicale des Familles
– “Rendre viable une agriculture respectueuse du vivant” – Anne Vonesch, Alsace Nature, Bureau Européen de l’Environnement

au Caveau Couleau, Hotel de la Monnaie – 6 Rue de la Monnaie, 67120 Molsheim
à 20H
entrée libre, plateau
171130-débat-AGri-AV-Molsheim

[Presse] Elevage à Steinseltz : Jugement incompréhensible – mais que cache l’élevage des poules ?

[Presse] Elevage à Steinseltz : Jugement incompréhensible – mais que cache l’élevage des poules ?

poulettes-cages
Par arrêté du 4 mars 2014 la ferme Schafbusch à Steinseltz à obtenu l’autorisation d’exploiter un élevage de 692 000 poulettes. Alsace Nature a demandé l’annulation de cette autorisation parce que la population et le préfet n’avaient pas été informés de l’importance et des impacts des émissions d’ammoniac, s’agissant d’un des plus grands émetteurs du Bas-Rhin. Ces émissions n’avaient pas été chiffrées, mais minimisés par quelques mentions faussement rassurantes. L’impact sur la santé publique des particules fines secondaires et l’impact des redépositions sur les milieux naturels sensibles environnants étaient passées sous silence. Ces émissions impactantes étaient assimilées aux nuisances olfactives ; or il s’agit d’impacts distincts.
Le 22 juin 2016 le tribunal administratif a rejeté la demande d’Alsace Nature. Ce rejet a été confirmé en appel le 26 octobre 2017. Alsace Nature est condamnée à payer 1 500 € à la Ferme Schafbusch.
 

Un jugement incompréhensible

Aujourd’hui les études d’impact chiffrent les émissions d’ammoniac, même lorsque l’élevage est dix fois plus petit que la Ferme Schafbusch ! Des jugements de 2012 et 2011 avaient annulé l’autorisation d’une porcherie à Zutzendorf et d’une autre à Printzheim estimant que les « les informations litigieuses étaient toutefois nécessaires à l’appréciation des effets directs et indirects de l’installation sur l’environnement et à l’information de la population et de l’administration ».
Les connaissances scientifiques et la vulgarisation des connaissances sur les impacts de l’ammoniac étaient largement acquises au moment de l’enquête publique de la Ferme Schafbusch.
Globalement, grâce aux efforts pour la qualité de l’air en Europe, les polluants atmosphériques ont nettement diminué – sauf l’ammoniac ! Pourtant son impact sur la santé publique, est responsable de morbidité et mortalité, en raison de la formation de particules fines secondaires. Suite au jeu des lobbies, la directive NEC impose à la France la modeste réduction des émissions d’ammoniac de 3 %. Il reste l’autre enjeu majeur : l’eutrophisation et d’acidification par la re-déposition de l’azote.
En passant du déni au financement public, l’élevage industriel fait ce qu’il veut !
La nécessité de réduire les émissions d’ammoniac est parfaitement reconnue. Pourtant elle n’a toujours rien d’obligatoire ! Mais l’Etat finance ! en l’occurence jusqu’à 50 % des équipements de réduction des émissions d’ammoniac ! 10 millions € sont prélevés, ou plutôt détournés, à cet effet du Fonds de financement pour la transition énergétique du Ministère de la Transition écologique.
Ce modèle du « pollueur-payé » est de la distorsion de concurrence en faveur d’élevages concentrationnaires dont la société ne veut plus, et dont nous n’avons pas besoin.