[Découverte de la semaine] : Le Saumon atlantique (Salmo salar)

[Découverte de la semaine] : Le Saumon atlantique (Salmo salar)

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Le Saumon Atlantique est un poisson migrateur. En mars, il va naître en eau douce et les petits saumons, les Tacons y vivront entre 1 à 2 ans. Le tacon ressemble aux truitelles et est présent dans les mêmes secteurs, il faut donc faire très attention à ne pas le confondre pour pouvoir le remettre à l’eau en cas de capture accidentelle ! Le tacon arbore des nageoires pectorales plus larges et a sur son flanc 8 à 12 tâches bleu-violet nettes (sans auréoles) et espacées ainsi que des petites taches rouges. Une fois la phase juvénile achevée, il va effectuer des milliers de kilomètres pour migrer en mer où il restera pendant 1 à 3 ans, avant de revenir dans sa rivière d’origine afin de se reproduire. Un saumon peut vivre jusqu’à 15 ans et atteindre jusqu’à 1m60 !

L’espèce se trouve sur la liste rouge des poissons d’Alsace (en danger critique) et fait l’objet de mesures de conservation. Mais il reste encore beaucoup à faire !
En effet, sur le cours principal du Rhin, quatre grands barrages EDF bloquent encore l’accès des poissons aux frayères historiques en Forêt noire et en Suisse. Si pour un des barrages (Gerstheim) un projet de passe à poisson est en cours, ce n’est pas le cas pour les trois ouvrages de Rhinau, Marckolsheim et Vogelgrün, qui restent donc infranchissables malgré les engagements pris par la France en matière de renaturation de la continuité écologique du Rhin.
D’ailleurs, les ONGs ont interpellé la semaine dernière Nicolas Hulot afin qu’il reconsidère les orientations du précédent gouvernement en la matière – article Alsace Nature : http://localhost:8888/actu-alsacenature-hack/…/communique-saumon-du-rhin-…/
Pour en savoir plus sur les poissons du Rhin et ses passes à poissons, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’association Saumon-Rhin : http://www.saumon-rhin.com/
 
Continuité écologique du Rhin : Le saumon mené en bateau ?

Continuité écologique du Rhin : Le saumon mené en bateau ?

Vendredi 2 décembre 2016, la coalition “Salmon comeback / pour le retour
du saumon dans le Rhin“, regroupant 21 associations de protection de l’environnement et des milieux aquatiques* des quatre pays traversés par le fleuve, était réunie dans les locaux d’Alsace Nature à Strasbourg.
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Le but de cette réunion était d’élaborer une stratégie commune face à la récente décision d’EDF de mettre en place une navette par bateau pour les saumons qui essaient de remonter le Rhin !
 
En effet, EDF, qui achève bientôt les travaux de la passe à poissons de Gerstheim, souhaiterait, pour des raisons budgétaires notamment, ne pas avoir à construire les 3 autres passes initialement prévues, Sa navette fluviale consisterait à faire franchir aux saumons et autres migrateurs trois barrages d’un seul coup (Rhinau, Marckolsheim et Vogelgrun).
EDF n’a plus que quatre années pour respecter les objectifs du plan saumon 2020 et pour gagner du temps propose ces “navettes”. L’idée est de capturer les poissons dans une nasse au niveau de la centrale hydroélectrique de Rhinau et
de les tracter par bateau vers l’amont via les écluses. Après le barrage de Brisach, les poissons seraient relâchés dans le Vieux-Rhin d’où ils pourraient rejoindre Bâle et les zones de frayères via la passe à poissons de Kembs.
Les associations rappellent que « la continuité écologique, c’est permettre aux saumons de remonter le fleuve par leurs propres moyens ».
Cela ne peut être qu’une solution d’attente. Le programme saumon 2020 élaboré par la CIPR, suite à une conférence ministérielle en 2007 à Bonn, ainsi que la directive-cadre sur l’eau, parlent de continuité écologique, pas de « taxi à poissons ».
De plus, rien n’est en effet prévu pour la migration des poissons vers la mer et un problème subsiste concernant les secteurs où le courant les attire directement dans les turbines des centrales où ils se font hacher.
Les ONG (dont Alsace Nature) restent mobilisées. Elles craignent en effet qu’une fois l’objectif  politique atteint (des saumons à Bâle en 2020), l’objectif écologique tombe à l’eau.
LIRE l’ARTICLE de Simone Wehrung dans les DNA du 7 décembre 2016
 
 

[Communiqué] Alsace Nature et les pêcheurs demandent à EDF une diminution immédiate des rejets de Fessenheim dans le Rhin

Ces derniers jours, le Rhin a dépassé le seuil critique des 25 degrés à Karlsruhe, d’après l’Institut d’Etat pour l’environnement, la conservation de la nature et de mesures du Bad-Wurtemberg. Dans un communiqué de presse, la centrale nucléaire suisse de Mühleberg a par ailleurs annoncé avoir commencé à réduire de façon drastique sa puissance, à cause du réchauffement de l’Aar, affluent du Rhin, qui affiche une température de 23 degrés depuis le dimanche 5 juillet.
Face à la canicule actuelle et à celle prévue la semaine prochaine, Alsace Nature et plusieurs de ses associations fédérées, appuyés par les Fédérations départementales de pêche du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, ainsi que par l’association saumon-Rhin, demande à l’instar de la centrale nucléaire Suisse, une réduction draconienne de la puissance de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Alors que 2015 est une année exceptionnelle pour la remontée des grands migrateurs (plus de 150 saumons, 30 grandes aloses et 120 lamproies marines recensés dans le Rhin entre janvier et début juin 2015), un réchauffement trop important de la température de l’eau risque de compromettre ces bons résultats. Ces températures entraînent notamment un stress permanent chez ces poissons de mer et stoppe leur migration par un effet de barrière thermique.
Le règlement sur la protection des eaux de surface en Allemagne vise une température maximale de 25°C. La centrale nucléaire de Fessenheim ne possède pas de tours de refroidissement, ce qui est profitable pour l’exploitant EDF, mais catastrophique pour l’environnement et la biodiversité. Les deux réacteurs ont une puissance de production électrique de 900 mégawatts, mais une puissance thermique de 2600 mégawatts ! Avec un facteur d’efficacité d’environ 33%, les deux réacteurs rejettent dans le Rhin une quantité de chaleur correspondant à 3600 mégawatts !
Cette pollution thermique n’a pas uniquement un impact au niveau du rejet à Fessenheim, mais sur l’ensemble de l’écosystème, jusqu’à l’embouchure du Rhin. Si, comme à Fessenheim, toutes les centrales nucléaires situées au bord du Rhin avaient renoncé à leurs tours de refroidissement, le Rhin serait aujourd’hui biologiquement mort !
En un siècle, la température moyenne du fleuve a subi une élévation dramatique de 3 degrés en moyenne, dont les deux-tiers peuvent être imputés aux rejets des centrales. Un phénomène qui devrait encore s’accélérer, fragilisant toujours plus le potentiel écologique du Rhin.
 
 
Le communiqué a été repris dans plusieurs médias :
– dans les DNA : http://www.dna.fr/environnement/2015/07/17/canicule-alsace-nature-demande-a-edf-de-cesser-ses-rejets-dans-le-rhin
– dans l’Alsace : http://www.lalsace.fr/actualite/2015/07/17/le-rechauffement-du-rhin-inquiete
– dans le Parisien : http://www.leparisien.fr/strasbourg-67000/canicule-en-alsace-des-associations-demandent-a-edf-de-reduire-les-rejets-de-fessenheim-dans-le-rhin-17-07-2015-4952589.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.com
– sur les News Eco : http://www.lesnewseco.fr/depeches/canicule-en-alsace-des-associations-demandent-a-edf-de-reduire-les-rejets-de-fessenheim-dans-le-rhin-026637.html
– dans les Echos : http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/021213858850-canicule-les-rejets-de-fessenheim-en-question-1138282.php
 
 

Sorties Nature – Oiseaux d’eau hivernants de l'île de Kembs

Dimanche 10 Février 2013
Rdv à 9H00 sur le parking devant la boutique de vélo “Rhin & découverte” à droite des écluses de KEMBS.
Suite à la Croisière Oiseaux, Alsace Nature vous propose une balade sans difficulté d’environs 2H30 sur l’Ile du Rhin de KEMPBS.
Venez à la découverte des oiseaux d’eau hivernants côté Grand Canal d’Alsace et Vieux Rhin sur le magnifique site de la Barre d’Istein.
Prévoir jumelles, chaussures et vêtements adaptés à la saison.
Guides : Emmanuelle SOUTTER, Thierry ZORN et Pierre HIEBER.