[Découverte de la semaine] Rainette verte (Hyla arborea)

rainette verte
La Rainette verte est une espèce d’amphibiens appartenant à la famille des Hylidae. Elle se différencie de le Rainette méridionale par son chant plus rapide et par la bande latérale qui se prolonge sur ses flancs.
On la classe communément parmi les grenouilles même si scientifiquement on sépare les grenouilles des rainettes. Les rainettes ont des pelotes adhésives au bout des doigts leur permettant un mode de vie arboricole. En Europe, elle sont les seuls amphibiens à avoir ce mode de vie grimpeur.
La Rainette verte mesure jusqu’à 5 cm de long. Elle à la peau lisse, vert vif et son ventre est gris-blanc. Elle a une bande brune de l’œil aux flancs.
Leur régime est composé en particulier d’insectes volants. La maturité sexuelle est atteinte à deux ans, et la reproduction a lieu au printemps, de mars à juin. Les femelles pondent de 800 à 1000 œufs en masses non flottantes. Les têtards présentent une crête dorsale marquée.
La survie de la jeune génération dépends fortement de la pluviométrie, en effet, la pluie favorise la survie des têtards.
Le chant de la Rainette verte femelle est plus ample, plus grave et avec une fréquence plus élevée que le mâle. Les mâles, eux, forment des chœurs nocturnes et répétitifs. Le chant semble avoir une grande importance au sein d’un population pour la reproduction.
La Rainette verte est une espèce de plaine, présente jusqu’à 400m d’altitude. Elle vit dans les milieux marécageux et boisés mais toujours à proximité de l’eau. On peut en apercevoir le soir près des point d’eau, et la journée sur des branches de plante exposées au soleil, toujours à proximité d’un point d’eau.
Cette espèce est aujourd’hui encore répandue dans certaines zones, mais en régression ou disparue dans une grande partie de son aire naturelle ou potentielle de répartition.
La Rainette verte à des besoins précis pour maintenir sa diversité génétique et son développement notamment en termes d’habitat naturel. Elle est victime de la pollution de l’eau par les insecticides ainsi que a fragmentation des habitats, et de l’urbanisation des zones humides.

[Découverte de la semaine] – Triops cancriformis

KM_C754e-20180108163629 Le Triops cancriformis est un crustacé aquatique d’eau douce. Il fait partie de la famille des notostracés, apparue il y a près de 300 millions d’années. Comme les autres espèces de Triops, les Triops cancriformis sont considérés comme fossiles vivants, autrement-dit panchronique. C’est-à-dire qu’elle ressemble morphologiquement à une espèce éteinte.

Le crustacé vit dans des points d’eau, et notamment des mares temporaires. La plupart des Triops Cancriformis sont hermaphrodites. Ils produisent des œufs très résistants qui leurs permettent de survivre des décennies dans les sédiments des lacs et des mares qu’ils occupent. Les œufs résistent à la sécheresse et aux températures extrêmes.

On trouve le Triops Cancriformis en Europe, au Moyen-Orient et en Inde. En Europe, on trouve cette espèce particulièrement en Autriche. En Alsace, le Triops cancriformis apparaît de mai à octobre, profitant des crues du Rhin ou des pluies estivales.

Le Triops Cancriformis souffre de la réduction de son aire d’habitation et de la fragmentation de celle-ci. Mais aussi de la dégradation de la qualité de l’eau. La vente d’œufs et des prélèvements dans la nature pour en faire des animaux de compagnies et aussi une cause de régression de l’espèce à l’état naturel. En Alsace, il fait partie de la Liste Rouge des espèces menacées. L’espèce est considéré en voie de disparition dans plusieurs pays Européens.

Meilleurs vœux pour 2018

Meilleurs vœux pour 2018

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Chères Adhérentes, Chers Adhérents,
Liawi Metglieder,
Permettez-moi, au nom du conseil d’administration et de l’équipe salariée, de vous présenter, ainsi qu’à ceux qui vous sont chers, nos Meilleurs Vœux pour cette Nouvelle Année, en espérant qu’elle soit pleine d’espérance et plus apaisée que l’année que nous venons de vivre.

Ensemble, nous sommes capables de faire bouger les lignes et d’inciter nos élus à nous sortir enfin de l’impasse dans laquelle ils nous ont conduits. Individuellement, nos choix quotidiens conditionnent le monde dans lequel nous voulons vivre. Nous avons le pouvoir, exerçons-le !
Au sein de notre nouvelle Région, nous continuerons à défendre la nature et notre environnement comme nous le faisons depuis plus de 50 ans. Nous espérons qu’elle permettra de mieux préparer l’avenir et de protéger encore plus efficacement la nature de notre belle Alsace.
Pour y parvenir, nous avons besoin de vous, de vos compétences et de votre soutien ; nous comptons sur vous
A bientôt,
Daniel Reininger
Président d’Alsace Nature

[Découverte de la semaine] – Loup Gris (Canis lupus)

[Découverte de la semaine] – Loup Gris (Canis lupus)

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Le loup gris est l’espèce de canidés la plus répandue. Il s’agit du premier animal à avoir été domestiqué par l’homme, conduisant à l’apparition du Chien. Le mâle présente généralement des dimensions plus imposantes que la femelle. La hauteur au garrot varie de 66 à 81 cm. Ils pèsent en moyenne de 16 à 50 kg pour les femelles et de 20 à 70 kg pour les mâles.
La fourrure du loup gris est dense, elle est composée d’un sous-poil abondant protégé par les poils de garde. A la fin du printemps, la mue laisse apparaître la fourrure d’été qui s’épaissira au long de l’année pour devenir le manteau d’hiver. La robe du Loup gris est composée de poils gris assombris de poils noirs. Mais on rencontre régulièrement des individus entièrement noirs ou blancs.

Il est connu pour sa morsure puissante, sa nage aisée et sa course infatigable. Sa vitesse de pointe est de 40 à 50 km/h et il peut parcourir 60 km en moyenne en une nuit. Son odorat est puissant et lui permet de détecter un animal à 270 m contre le vent. Il voit aussi bien la nuit que le jour. Il a aussi une très bonne audition .
Le loup gris vie en meute, qui est le plus souvent une famille. Entre meutes, les loups communiquent par hurlements, et entre les individus d’une même meute, les loups utilisent tout un éventail de grognements et de glapissements. Les meutes poursuivent les troupeaux d’herbivores (cerfs, rennes, chevreuils, sangliers…).
Les brouteurs constituent la base de leurs alimentation. Il mangent aussi du raisin qui leur apporte du sucre et des vitamines. Ainsi que du saumon à l’automne lorsque ce dernier est en pleine montaison. Les loups peuvent rester plus d’une semaine sans nourriture.

La période de reproduction du Loup est de Janvier à Mars, au terme d’une gestation de 61 à 63 jours, la femelle met bas. Les portées comptent d’un à sept louveteaux. La fertilité des louves augmentent avec leur âge.

En 2011 et 2013, la présence du Loup gris dans les Vosges Alsaciennes a été enregistrée. Le Loup Gris est une espèce protégée par la Convention de Berne du 19 Septembre 1979.

[Appel à don]  ALSACE NATURE SUR LE TERRAIN

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Il y a forcément une action à soutenir, un combat à mener, près de chez vous !

Depuis 1965, Alsace Nature est au service de la protection de l’environnement et de la sensibilisation de la nature en Alsace à travers des manifestations, des actions en justice, des plaidoyers auprès des institutions ou encore des sorties natures.

C’est votre action individuelle, notre action quotidienne.

En 2017 encore, le combat continu ! Nous avons pu agir sur une trentaine d’actions grâce à vos dons et aux financements publics. Cependant, ces derniers étant en constante baisse (moins 50 000€), nous avons plus que jamais besoin de vous !
Tous concernés !

Aidez Alsace Nature à agir près de chez vous !

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[Presse] Elevage à Steinseltz : Jugement incompréhensible – mais que cache l’élevage des poules ?

[Presse] Elevage à Steinseltz : Jugement incompréhensible – mais que cache l’élevage des poules ?

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Par arrêté du 4 mars 2014 la ferme Schafbusch à Steinseltz à obtenu l’autorisation d’exploiter un élevage de 692 000 poulettes. Alsace Nature a demandé l’annulation de cette autorisation parce que la population et le préfet n’avaient pas été informés de l’importance et des impacts des émissions d’ammoniac, s’agissant d’un des plus grands émetteurs du Bas-Rhin. Ces émissions n’avaient pas été chiffrées, mais minimisés par quelques mentions faussement rassurantes. L’impact sur la santé publique des particules fines secondaires et l’impact des redépositions sur les milieux naturels sensibles environnants étaient passées sous silence. Ces émissions impactantes étaient assimilées aux nuisances olfactives ; or il s’agit d’impacts distincts.
Le 22 juin 2016 le tribunal administratif a rejeté la demande d’Alsace Nature. Ce rejet a été confirmé en appel le 26 octobre 2017. Alsace Nature est condamnée à payer 1 500 € à la Ferme Schafbusch.
 

Un jugement incompréhensible

Aujourd’hui les études d’impact chiffrent les émissions d’ammoniac, même lorsque l’élevage est dix fois plus petit que la Ferme Schafbusch ! Des jugements de 2012 et 2011 avaient annulé l’autorisation d’une porcherie à Zutzendorf et d’une autre à Printzheim estimant que les « les informations litigieuses étaient toutefois nécessaires à l’appréciation des effets directs et indirects de l’installation sur l’environnement et à l’information de la population et de l’administration ».
Les connaissances scientifiques et la vulgarisation des connaissances sur les impacts de l’ammoniac étaient largement acquises au moment de l’enquête publique de la Ferme Schafbusch.
Globalement, grâce aux efforts pour la qualité de l’air en Europe, les polluants atmosphériques ont nettement diminué – sauf l’ammoniac ! Pourtant son impact sur la santé publique, est responsable de morbidité et mortalité, en raison de la formation de particules fines secondaires. Suite au jeu des lobbies, la directive NEC impose à la France la modeste réduction des émissions d’ammoniac de 3 %. Il reste l’autre enjeu majeur : l’eutrophisation et d’acidification par la re-déposition de l’azote.
En passant du déni au financement public, l’élevage industriel fait ce qu’il veut !
La nécessité de réduire les émissions d’ammoniac est parfaitement reconnue. Pourtant elle n’a toujours rien d’obligatoire ! Mais l’Etat finance ! en l’occurence jusqu’à 50 % des équipements de réduction des émissions d’ammoniac ! 10 millions € sont prélevés, ou plutôt détournés, à cet effet du Fonds de financement pour la transition énergétique du Ministère de la Transition écologique.
Ce modèle du « pollueur-payé » est de la distorsion de concurrence en faveur d’élevages concentrationnaires dont la société ne veut plus, et dont nous n’avons pas besoin.